Mobilisation en pétitions contre le mariage pour tous à Nantes

Alors que l’Assemblée Nationale a adopté en première lecture le projet de loi ouvrant le mariage aux personnes de même sexe – par 329 voix contre 229 (et 10 abstentions) – la mobilisation reste intacte, notamment dans la capitale Bretonne, où 80 personnes ont bravé les éléments ce samedi pour faire signer des pétitions pour saisir le CESE (Conseil économique, social et environnemental) au sujet du projet de loi. Le « marathon inouï » des 500.000 signatures, objectif que s’étaient fixés les organisateurs de la coordination contre le projet de loi, a été remporté : 3.5 Tonnes de pétitions ont été collectées, soit 636.000 signatures, d’après les organisateurs, et d’autres affluent encore, particulièrement dans l’ensemble de la Bretagne, de l’Anjou, du Maine et du Bas-Poitou. L’objectif de 1 million de signatures d’ici la fin du mois de février a été lancé. Sur la seule ville de Nantes, 1100 pétitions ont été signées le samedi 9 février et 3151 collectées sur tout le week-end. La mobilisation Bretonne reste intacte.

Liberté ? Point. Egalité ? Point.

doue-ha-mem-broUne  manifestation d’opposants au projet de loi prévue le 12 février devant l’Assemblée Nationale a été interdite la veille au soir (le 11 à 21h 30) par la Préfecture de police de Paris. Raison officielle : un préavis de manifester au même endroit déposé – à la dernière minute – par le collectif favorable au projet de loi « Gouines comme un camion ». Cela est bel est bon, mais le préavis de manifester de ce collectif était prévu à plusieurs dizaines de mètres de la manifestation contre le projet de loi et une heure et demie après. La raison officieuse serait plutôt la volonté du pouvoir d’éviter les conséquences incontrôlables d’un chahut devant l’Assemblée Nationale. Pendant ce temps, au pays de la Liberté (de bien-penser seulement) des folles ukrainiennes et russes – autrement appelées Femen – sont venues perpétrer dans la Cathédrale de Paris un désordre pour lequel elles ne risquent (quasiment) rien, et sûrement pas trois ans de colonie pénitentiaire de travail. Liberté, dites-vous ? Selon que vous serez pour ou contre le mariage pour tous, les jugements des  bien-penseurs  vous rendront blanc ou noir.

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