Chateaulin (29): comment sauver la filière avicole ?

Filière avicole bretonneCet article de France 3 est intéressant à plus d’un titre et met en lumière la future problèmatique économique pour les filières avicoles, confrontées non seulement à la vive concurrence internationale, mais également aux contraintes législatives et fiscales imposées par la république française.

Ajoutons que, pour nous, la solution européenne reste profondément illusoire et chimèrique : l’espérance économique doit davantage se porter sur une complète réfection de l’économie française, via la mise en place d’associations professionnelles pérennes, plutôt qu’en une « Europe-Providence ».

A l’invitation des intersyndicales des groupes volaillers Doux et Tilly Sabco, tous les acteurs de cette filière menacée se sont réunis à Chateaulin pour tenter de trouver des solutions de survie. 

Aviculteurs, salariés, industriels, élus de tous bords ont répondu nombreux à l’invitation des syndicats des groupes Doux et Tilly Sabco. Le message est clair : pour sauver la filière avicole, il faudra jouer collectif. Au centre des débats : la réduction brutale et drastique des restitutions européennes. En Bretagne, elles passeront de 80 à 25 millions en 2013. « Personne ne souhaite des restitutions pour des restitutions. Ce que l’on souhaite, c’est avoir accès à des conditions de marché équitables avec nos compétiteurs brésiliens. Tout le monde a à coeur de réfléchir, rassembler en jouant collectif pour trouver les meilleurs leviers pour surmonter ce challenge« , explique Daniel Sauvaget, PDG de Tilly-Sabco,
Doux et Tilly réalisent l’essentiel de leur activité à l’export, en poulets congelés vendus au Moyen-Orient. Même si les entreprises reconnaissent la nécessité de se réorganiser, elles n’envisagent pas cependant de changer de cap. »Il est illusoire de penser que toutes les quantités produites par notre filière puissent un jour trouver leur place sur le marché français ou européen. Le problème n’est pas l’export, l’export est sans doute la solution« , proclame à la tribune François Le Fort, directeur industriel du groupe Doux.  
Pourtant, ils sont de plus en nombreux à penser que la filière avicole doit se recentrer sur le marché français et produire du frais dont la consommation est en hausse régulière.
« 44% du poulet aujourd’hui est importé en France. Cessons ces importations et gardons nos emplois. L’objectif de cette réunion, c’est de trouver des solutions et de les reporter au gouvernement et à l’Europe« , conclut Nadine Hourmant, membre de l’intersyndicale .

 

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