27 Mars 1812 : Naissance de Paul-Marie Prud’homme

Paul-Marie Prud'hommePaul-Marie-Matthieu Prud’homme naquit à Saint-Brieuc le 27 mars 1812. Sa mère, Marie Coëssurel-Villenizant, était une femme de grande intelligence et de haute vertu. Son père, littérateur distingué, dirigeait une importante imprimerie qui comptait déjà près de deux siècles de gloire. Ce fut le 18 février 1837 que Paul Prud’homme reçut l’onction sacerdotale, des mains de Mgr Le Groing-La Romagère.La même année, l’évêque confia au nouvel abbé la direction de la Congrégation des hommes qui se réunissaient dans la chapelle de l’Immaculée-Conception (alors propriété de la famille Prud’homme). En même temps, il le chargea de l’administration et de l’entretien de sa cathédrale, en le nommant prêtre-custode. Au contact de son ardente jeunesse, la chapelle de l’Immaculé-Conception (vulgairement appelée : de Saint-Pierre, à cause de son premier patron), reprit une nouvelle vie. Le Directeur s’appliqua d’abord à restaurer la Congrégation des hommes, qui avait beaucoup souffert pendant et depuis la Révolution.Mais il ne put limiter ses soins à cette pieuse association. Son rêve était d’assurer le salut des âmes par la dévotion à la Mère de Dieu.

Depuis longtemps, mais surtout depuis l’établissement des exercices du mois de Marie, on avait remarqué que bien des grâces avaient été obtenues aux fidèles qui venaient prier à la chapelle de l’Immaculée-Conception. Or, à la fin de l’année 1847, un enfant appartenant à l’une des principales familles de la ville tomba dangereusement malade. En quelques jours, la fièvre dont il souffrait le conduisit aux portes du tombeau. Devant la mort imminente, les parents recoururent à la bonne Vierge de Saint-Pierre, tandis que l’abbé Prud’homme, ami de la famille, promit, en cas de guérison du jeune garçon, d’honorer la Vierge sous le vocable de NOTRE-DAME d’ESPERANCE.La guérison eut lieu. Le 1er février 1848, fidèle à sa promesse, l’abbé Prud’homme inscrivit donc le nom béni de Notre-Dame d’Espérance sur le socle de la statue de Marie.

Sur ces entrefaites, éclata la révolution du 25 février 1848. Le trône de Louis-Philippe était renversé ; Paris, couvert de barricades, présentait une nouvelle fois le spectacle des journées révolutionnaires. A nouveau le pays divisé se retrouvait dans la plus grande inquiétude.L’écho de cette fureur retentit jusqu’en Bretagne et y porta l’effroi. Les habitants de Saint-Brieuc accoururent en foule vers l’humble chapelle dont Notre-Dame d’Espérance avait pris possession. Une prière incessante s’organisa ; pendant un mois entier de nombreux groupes de fidèles demandèrent à Marie le salut de la France. C’est alors que le zélé gardien du sanctuaire, comprenant que la plaie faite au cœur de notre nation était profonde et ne pouvait disparaître en quelques jours, conçut le projet de donner à ces prières un caractère de permanence.De son côté, l’Evêque, justement ému du mouvement extraordinaire qui se produisait autour de la chapelle de l’Immaculée-Conception, résolut d’assurer la continuation de ces pieuses réunions, et après s’être concerté avec l’abbé Prud’homme, il érigea canoniquement une association de prières et de bonnes œuvres pour le salut de la France, sous l’invocation et le patronage de Notre-Dame d’Espérance. Le 8 août 1848, c’est-à-dire moins de cinq mois après sa fondation, l’Union de prières pour le salut de la France devenait l’Archiconfrérie de N.D. d’Espérance. L’abbé Prud’homme en fut nommé le directeur.

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