Histoire

Reynald Secher défend la thèse du génocide vendéen sur Presse-Océan

Génocide et Mémoricide VendéenLe journal Presse-Océan a consacré dimanche dernier un dossier de quatre pleines pages sur les Guerres de Vendée, « mémoire sensible ». Avec, en ouverture du sujet, une interview de Reynald Secher… 

Presse-Océan : Pourquoi cette répression massive s’est-elle abattue sur la Vendée Militaire ?
Reynald Secher : « Au début du soulèvement vendéen de 1793, c’est la première fois qu’à l’intérieur de nos frontières, l’armée officielle s’est battue militairement. C’est un vrai choc à Paris qui veut éviter que cela s’étende au niveau national. Par ailleurs, le territoire de la Vendée Militaire est immense et compte 815.060 habitants sur une population globale de 28 millions. Elle représente donc un vrai danger mais aussi un laboratoire. » 

P.-O. : Qu’est-ce à dire ?
R.S. : « Le Comité de Salut public met en place un véritable système d’extermination pour éradiquer tous les Vendéens, Blancs et Bleus sans distinction, femmes et enfants compris. Mais c’est la première fois qu’un Etat lance un tel plan et il ne sait pas comment faire. Il va donc chercher des méthodes, à l’exemple de l’usage des gaz.

P.-O. : C’est l’existence de ce plan qui constitue, selon vous, le génocide ?
R.S. : « En réalité, il y a eu quatre plans qui s’étaleront sur 18 mois et se termineront à la mort de Robespierre en juillet 1794. Ils s’appuient sur des lois et sur des ordres écrits sur des petits bouts de papier par les membres du Comité de Salut public. Malgré les témoignages d’époque, personne n’y croyait et je les ai retrouvés aux Archives nationales. On tue les gens pour ce qu’ils sont et non pas pour ce qu’ils ont fait. La Convention va jusqu’à considérer les Vendéens comme des animaux, ce qui explique les gaz ou les tanneries humaines. »

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