Lech Walesa en Vendée : ce qu’en pense Philippe de Villiers

Philippe de Villiers a émis, dans un entretien au journal Ouest-France, quelques réserves sur la récente visite de Lech Walesa, pertinentes quant au concept de pardon qui fut placé au cœur de la cérémonie organisée jeudi dernier à l’Historial de la Vendée.

Ouest-France – Que pensez-vous des cérémonies organisées à l’Historial pour le 220e anniversaire du soulèvement vendéen ?

Philippe de Villiers – Il y a des choses qui me dérangent. On nous annonce, par exemple, la plantation d’un « Jardin du Pardon » par 350 collégiens. Cette expression relève d’une sémantique ambiguë, car il y a deux sortes de pardon : le « pardon d’hier » et le « pardon d’aujourd’hui ». Le « pardon d’hier » fut un pardon de grâce et de magnanimité : le pardon des victimes à leurs bourreaux. On ne peut pas se substituer aux victimes et à leur geste de grâce.

Le « pardon d’aujourd’hui » doit être un pardon de vérité, c’est-à-dire, de la part de la Vendée, une demande de reconnaissance du populicide vendéen perpétré en 1793, et demandée à la République d’aujourd’hui au nom de la République d’hier.

O.-F. – Vous demandez donc un geste de la part du gouvernement ?

Ph. de V. – On ne peut accorder le pardon que s’il est sollicité, J’ai donc demandé à François Hollande, par lettre, qu’il commence par effacer de l’Arc de Triomphe le nom de Turreau, qui commandait les colonnes infernales (1). Si la Vendée ne demande pas un geste à la République d’aujourd’hui, c’est qu’elle a passé par pertes et profits le « pardon d’hier ».

Source et suite de l’entretien

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