Qui était donc Georges Bernanos ?

Georges BernanosUne belle occasion de relire sa biographie :

Un écrivain dont l’univers est peuplé de héros qui refusent toute compromission, de saints hantés par le problème du mal. Un homme poursuivi par le doute. Qui est Bernanos ?

Dans la rue Joubert, à Paris, rue sans caractère derrière le quartier des affaires, quelques prostituées hèlent des employés et des banlieusards qui regagnent la gare Saint Lazare. Le numéro 26, immeuble cossu et bossu, abritait il y a peu de temps encore les services de travail temporaire d’un des grands magasins tout proches. Là habitait, il y a siècle, Emile Bernanos, tapissier-décorateur, qui tenait boutique et atelier rue Vignon, et son épouse Hermance, qu’il avait rencontré par l’intermédiaire d’une de ses clientes, la comtesse de la Rochefoucault, châtelaine de Pellevoisin. Lui-même, descendant d’un presque mythique capitaine-général Bernanos, mort au combat à Saint-Domingue en 1696, était le fils d’un cordonnier lorrain venu à Paris lors de la grande immigration de la main-d’oeuvre, sous le second Empire.

Monsieur Bernanos ne pense qu’à se retirer. Il a acheté une maison à Fressin, en Artois, à cinq heures de Paris, et il ne tardera pas à y aller vivre de ses rentes, jusqu’à ce que la première guerre mondiale le ruine et en fasse ce que l’on a alors appelé un « nouveau pauvre ».

Sur la façade de la rue Joubert, une plaque rappelle que dans la maison est né Georges Bernanos, le 20 février 1888. Un millésime n’a en lui-même aucune signification particulière et la célébration des centenaires a quelque chose de dérisoire : imagine t-on Bernanos, décrépit, devant les cent bougies d’un gâteau ? Lui-même envisageait un our de « demander à Rome l’annulation de l’union ridicule contractée à Paris le 20 février 1888 par Georges Bernanos avec Bernanos Georges ».

L’enfance et l’adolescence de Bernanos sont difficiles, marquées par la santé précaire et l’anxiété devant la mort. Dès ses premières semaines, une maladie infectieuse le fait croire perdu. Un ex-voto sur un mur de l’église Saint Louis D’Antin, la paroisse de la rue Joubert, rappelle que l’on a attribué sa guérison à l’eau de Lourdes. Car la mère de l’enfant, elle aussi de santé délicate, est très pieuse.

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