En hommage à Pierre Juhel

Dans l’esprit populaire, l’Action Française pourrait se résumer par la citation de quelques noms, de Maurras à Bainville en passant par Daudet ou Dimier. Or, peu de français connaissent les noms des infatigables continuateurs de la pensée maurrassienne, à savoir Pierre Boutang, Pierre Gaxotte, Thierry Maulnier ou encore Pierre Juhel, pour ne citer qu’eux. Acteurs de la renaissance du mouvement royaliste, notamment par la création du journal Aspects de la France1, ils contribuèrent, chacun à leur manière, à la préservation de l’esprit de l’Action Française.

Pierre Juhel, camelot de la première heure, sera l’un des piliers du militantisme d’Action Française, transmettant à de nombreuses générations de français cet amour de la Patrie qu’il incarnait tant. Né le 9 Août 1910, fils d’un poilu de Verdun mort en combattant, il entendait déjà dans sa prime enfance les récits des exploits des camelots du Roi, portés à l’époque par Marius Plateau. Quand celui-ci est assassiné par l’anarchiste Germaine Berton, le 22 Janvier 1923, le jeune Pierre Juhel – il n’a que 13 ans – « sentit naître en lui son âme de militant »2.

Dès lors, il est de tous les combats : des ventes à la criée aux défilés en hommage à Sainte Jeanne d’Arc en passant par l’extraordinaire évasion (1927) de Léon Daudet de la prison de la Santé, cette incarcération faisant suite à l’assassinat de son fils Philippe par les républicains. De 1935 à 1939, il est nommé chef des camelots du Roi de la région parisienne. Lorsque la guerre éclate, n’étant pas mobilisable car père de 4 enfants, il décide de s’engager volontairement et combattit à la frontière luxembourgeoise en mai 1940, étant fait prisonnier quelques jours plus tard.

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Pierre Juhel

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