Extraits choisis du texte de Maurras : La Politique Générale

Le principe de la Monarchie nationale comporte en effet les deux plus fécondes forces de la vie politique essentielle, particulièrement nécessaires dans le monde moderne : l’unité de commandement et le respect profond de la variété et de l’originalité des énergies ainsi commandées. Disons pour être net : autorité puissante et décentralisation généreuse.

Cela n’est pas possible sous le régime des partis. La preuve en est faite. Mais, voyons comment pourrait s’y prendre la Monarchie pour poser, raisonner, traiter et résoudre ces mêmes problèmes que sa rivale indigne a laissés pendants. Accordez à la monarchie d’être elle-même, d’avoir comme elle l’a, le sentiment de la tradition et l’obsession de l’avenir : vous lui accordez tout le reste.

Le bon impôt est celui qui rentre le mieux. Le bon impôt est celui dont le taux, léger ou médiocre, est multiplié par le nombre de ceux qui le paient. La popularité des « quatre vieilles » , le regret qu’elles éveillent, le souvenir de leur étonnante fécondité n’a point d’autre cause

La renaissance financière doit restaurer notre marine militaire. Quant à la marine marchande, l’État lui doit tous les concours, mais toutes les libertés. Il n’y a rien à ajouter à ce que les républicains ont dit de l’incapacité de leur gouvernement à ces deux points de vue, sinon que la Monarchie a montré, toutes les fois qu’elle l’a voulu, sa supériorité dans les deux directions : François Ier, Louis XIII, Louis XIV, Louis XV, Louis XVI. La raison explique l’expérience : une marine vit d’autorité et d’initiative, meurt de routine et de compétition

La bonne gestion de l’État, son sentiment de l’avenir, sa prévoyance sera un élément favorable à l’élan multiplicateur de la vie en France.

Pas de bon moral sans justice. On n’amortira les douloureuses revendications « pour le droit » qu’en veillant avec scrupule et vigueur à l’administration du droit de chacun. C’était la grande affaire des Rois de France. L’épée était au service du sceptre, parce qu’au bout du sceptre brillait la main de justice. Et cette main s’étendra sur les profits indus, rallumera la Chambre ardente, relèvera le taux des sanctions, pour les voleurs du peuple qui seront Impitoyablement châtiés sans acception de parti, de religion, de condition, ni d’origine. Mais, les nouveaux Français en seront frappés au double et au triple. Si celui qui vole est notre hôte, le vol se complique de trahison.

Texte disponible intégralement ici.

Charles Maurras

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