Le grand écart des collectivités territoriales

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Maintes et maintes fois étrillées par les instances économiques, les collectivités territoriales peinent aujourd’hui à assumer l’intégralité des attentes étatiques et ce, à cause des nombreux fardeaux structurels et économiques qu’elles doivent trainer. Le rapport de la Cour des Comptes, à paraître en Octobre, n’y va d’ailleurs pas par quatre chemins : mauvaise gestion des risques (impayés, emprunts toxiques), fortes dépenses de fonctionnement et gestion automatisée défaillante, tant de défaillances qui grèvent de manière inexcusable – pour la Cour – les finances des collectivités.

Or, jeter l’opprobre sans daigner prêter l’attention à l’actuelle aberration structurelle, particulièrement salée dans le dernier Acte de la Décentralisation, relève de l’ineptie profonde. Les doublons fleurissent, les compétences se superposent et s’annulent : l’Etat, à force de brouiller les cartes entre décentralisation et déconcentration, ne fait qu’accentuer ce « mille-feuille » territorial. Comme le dit le Président de l’Association des Régions de France, Alain Rousset :

« J’ai analysé les doublons, dans une région que je ne nommerai pas, sur le service développement économique : sur 419 personnes de la Direccte, 60 personnes sont exactement sur les métiers de la région…L’Etat veut continuer à piloter la politique du logement, alors que l’opérateur est ailleurs ! Et si l’Etat se rapatriait sur ses compétences plutôt que de confondre toujours décentralisation et déconcentration ?… »

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