Les entreprises de travaux publics bretonnes impuissantes face aux vols

Signe de la crise, mais aussi du laxisme à géométrie variable de l’État, les vols se multiplient sur les chantiers en Bretagne, particulièrement sur les sites où ont lieu des travaux publics sur les réseaux divers et l’assainissement. Les entreprises, cependant, restent sans moyens d’action face à cette multiplication de vols.
Comme l’explique, sous couvert d’anonymat ce chef de chantier de la société SADE, « mettre un vigile serait bien trop cher vu qu’on a de nombreux chantiers… alors on subit. Tous les jours, sur l’étendue de nos chantiers, il y a quelques litres de carburant qui s’évaporent ». Les cuves à fioul sont souvent siphonnées, les voleurs se servent dans le matériel plus ou moins disséminé. Les câbles de cuivre sont tirés et volés, souvent coupés à raz du sol ou embarqués par bobines entières. Souvent, le nombre de vols dépend de la géographie du chantier : « si on peut mettre la cuve au milieu d’un carrefour bien éclairé, et le matériel dans un bâtiment ou une grange, ce sera toujours plus sécurisé que si on laisse le matériel directement sur la voirie ou qu’on planque la cuve dans un coin discret et mal éclairé », précise ce même chef de chantier. Toutes ces pertes sont couvertes par les prix, une sorte de 1% vols, qui se retrouve donc… sur les factures d’impôts de l’ensemble des Bretons.

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