La fiancée de Sébastien-Jacques Cady voyait le jour, il y a 242 ans…

Sébastien-Jacques Cady, célèbre chef vendéen de l’Anjou, n’avait jamais fait l’objet d’une biographie. C’est maintenant chose faite avec celle que lui consacre, en ce moment, Dominique Lambert. On sait que Sébastien Cady fut mis à l’honneur, le 19 octobre dernier, avec la magnifique journée que lui consacra la Vendée Militaire, la municipalité, le Musée des Métiers de Saint-Laurent-de-la-Plaine, sans oublier le Groupe de Recherche historique de la même commune. Hommage à la hauteur de l’homme valeureux qu’a été Sébastien Cady, chirurgien, colonel et chansonnier de l’armée vendéenne. 

 
 
Acte de baptême de Geneviève-Françoise Bouchet, le 13 novembre 1771.
   La biographie que termine maintenant Dominique Lambert contiendra de nombreuses informations inédites. L’une d’entre elles est de taille. Joseph Quesson est le neveu de feu Noël Quesson, ancien curé de la cathédrale d’Angers, et le descendant de nombreux soldats et martyrs de la cause vendéenne à Saint-Laurent-de-la-Plaine. Il se passionne pour la généalogie et l’histoire locale de Saint-Laurent. A la demande de Dominique Lambert, Joseph Quesson, par ailleurs organiste de sa paroisse, a bien voulu effectuer des compléments de recherches sur Cady. Ainsi il a retrouvé l’acte d’achat, par Sébastien Cady, d’une maison à La Jumellière, du temps où il était chirurgien de cette paroisse. On sait que Sébastien s’installera, en 1789, à Saint-Laurent, après la mort de de son frère, Charles, chirurgien et syndic de la même paroisse. Mais la plus importante trouvaille de Joseph Quesson – chapeau l’artiste ! – est la découverte de la « promesse » de mariage entre Sébastien Cady et Geneviève-Françoise Bouchet, fille d’un chirurgien de Beaupréau. Ce dernier, Guy Bouchet, fils d’Ambroise Bouchet, chirurgien et apothicaire, avait épousé le 23 janvier 1771, à Notre-Dame de Beaupréau, Françoise-Geneviève Lebrun, 26 ans, fille d’un riche tanneur et de Geneviève Pineau. Leur premier enfant naquit, à Notre-Dame de Beaurpéau, le 13 novembre 1771. Il s’agit de la future « promise » de Sébastien Cady. C’est le 11 juin 1792, en la maison de Guy Bouchet à Beaupréau, que fut rédigée et signée, la fameuse promesse de mariage entre Sébastien et Geneviève. Le promis avait dix-sept ans de plus que la promise. Cette « promesse » précisait : « Lequel dit sieur Cady et ladite demoiselle Bouchet, sous l’autorité dudit sieur Bouchet, son père, se sont promis la foy du mariage et d’iceluy solenniser en face de l’Eglise catholique, apostolique et romaine, tous empêchements légitimes et canoniques cessants ». Le mariage devant l’église n’a jamais eu lieu. Probablement reporté en raison de la situation de l’église – on imagine mal, en effet, Sébastien Cady se mariant devant un prêtre constitutionnel – puis ajourné de nouveau en raison de la guerre à laquelle prirent part les familles Cady et Bouchet. On sait que Louis-Marie Cady – frère de Sébastien – vivait à Beaupréau depuis son mariage, en 1787, avec Marie Doly (fille d’une future béatifiée), nièce des frères Gruget – les curés de Saint-Florent-le-Vieil, du Fief-Sauvin et de la Trinité d’Angers, ce dernier, Simon-Jean Gruget, est le grand témoin de la Révolution en Anjou –, c’est probablement lui ou sa femme, qui fit se rencontrer Sébastien et Geneviève. Cette dernière était aussi parente des Gruget.
 

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