Les raisons de la colère

Pas une semaine sans que le gouvernement ne propose un nouvel impôt ou l’augmentation d’une taxe existante. Les victimes sont toujours les mêmes : les familles et les entreprises.

Le système fiscal français est devenu très complexe, quasiment illisible, et les Français, trop souvent, ne comprennent plus sa logique ou ne sont pas convaincus que ce qu’ils paient est juste, que le système est efficace. » C’est en ces termes que le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, s’exprimait dans Les échos le 19 novembre dernier. Confronté à une fronde fiscale qui, partie de Bretagne, menace de gagner l’ensemble du pays, le chef du gouvernement cherche à lâcher du lest en annonçant une « remise à plat » de la fiscalité française, « à prélèvements obligatoires constants », précise-t-il ; autrement dit, sans nouvelle hausse d’impôts…

Les Français n’en continuent pas moins à faire les frais de la fiscalomanie des politiques, qui préfèrent taxer les citoyens que de recourir au seul moyen efficace de diminuer la dépense publique, en réduisant le nombre des fonctionnaires : « Nous avons toujours refusé des coupes sombres, brutales, dans les services publics. Je ne veux pas qu’on nous impose de l’extérieur des modèles qui ne correspondent pas aux valeurs de la France », déclare encore Ayrault.

Les ménages, premières victimes

Le Premier ministre n’a pas pris toute la mesure du « ras-le-bol » fiscal actuel. Un bol plein à ras bord, dans lequel le projet de loi de finances (PLF) pour 2014 envisage pourtant d’ajouter de nouvelles taxes et prélèvements : le fisc ne connaît pas le principe d’Archimède.

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