Jaurès et Hollande, ces ratés qui s’honorent

Jaurès et Hollande, ces ratés qui s’honorentL’affligeant Flamby, se surpassant dans la nullité gouvernementale et historique, vient une nouvelle fois de se prendre les pieds dans le tapis en rendant hommage à Jaurès, l’initiateur du socialisme moderne. Si l’enfer reste pavé de bonnes intentions, vouloir sauver sa popularité en rendant hommage – sans le connaître – à Jean Jaurès se révèle soit de la pire bêtise, soit de la manœuvre politique bancale et dangereuse… Ce qui fait admirablement l’écho de cette phrase maurrassienne : « Un État électif, contraint à mendier le vote des masses, doit négliger la réalité pour les apparences. »[1]

Car Jaurès, connu pour son pacifisme acharné, l’est également pour son véhément anticléricalisme et ses talents d’orateur, mais bien peu pour la piètre qualité de sa pensée politique et son antisémitisme latent. Qu’importe : panthéonisé par « fétichisme démocratique » (le mot est de Léon Daudet), l’ensemble de la mystique jaurésienne repose plus sur ce penchant républicain pour l’adoration « d’idoles sacrées » plutôt que de brillants écrits ou de faits remarquables.

Tout mène d’ailleurs le patriote à exécrer l’œuvre jaurésienne : n’hésitant pas à appeler au pacifisme, à la non-violence face à un ennemi menaçant, Jaurès avait fait de l’internationalisme le fer de lance de sa piètre pensée. L’individu était Roi ; l’idéal devenait révolution ; la Patrie charnelle redevenait poussière. N’avait il pas écrit que « Le socialisme est l’affirmation suprême du droit individuel. Rien n’est au-dessus de l’individu. »[2] ? Son pacifisme avait ainsi fait bondir tous les valeureux patriotes de l’époque, qu’ils soient d’Action Française (Maurras, Daudet) ou bien tout simplement attachés à leur Patrie, comme Barrès ou Péguy.

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