Ephéméride bretonne et royaliste du 31 Août

  • 1811 : Décès de Louis Antoine de Bougainville, officier de marine, navigateur et explorateur français.

Louis-Antoine de BougainvilleAccompagné du naturaliste Philibert Commerson, de l’ingénieur cartographe Charles Routier de Romainville, de l’astronome Pierre-Antoine Véron et de l’aventurier le prince Charles de Nassau, il part de Nantes, plus précisément de Mindin, le 15 novembre 1766, fait escale dans la rade de Brest d’où il repart le 5 décembre pour un voyage autour du monde à bord de la frégate la Boudeuse. Un second bateau, l’Étoile, une flûte (navire de charge), parti de Rochefort le 1er février 1767, le rejoint pour le tour du monde le 13 juin 1767 à Rio de Janeiro après deux rendez-vous manqués aux Malouines et dans l’embouchure du Río de la Plata. Il a aussi embarqué quatre musiciens pour maintenir le moral de ses hommes à bord.

Au Brésil, le botaniste Philibert Commerson embarqué sur l’Étoile découvre la fleur qu’il nommera plus tard la bougainvillée et cette fleur sera donnée à Joséphine de Beauharnais, première épouse de Napoléon.

Après avoir remis les îles Malouines aux Espagnols, sur ordre de Louis XV, il franchit le détroit de Magellan, explore l’immense et dangereux archipel des Tuamotu et mouille à Tahiti qui vient d’être découverte en juin 1767 par Samuel Wallis. Il y reste moins de dix jours, en avril 1768, puis repart avec un jeune Tahitien volontaire, Ahutoru (Aoutourou), qui fait le trajet jusqu’à Paris où Bougainville le présente au roi, l’officier de marine lui offrant comme promis au bout d’un an son voyage de retour au cours duquel il meurt de la petite vérole, après une escale à l’Île-de-France. En mai 1768, il découvre à bord une supercherie : le domestique Jean Baré est en fait une femme déguisée en garçon. Compagne du botaniste Philibert Commerson, elle est ainsi la première femme à faire le tour du monde.

Il explore quelques semaines plus tard l’île à laquelle on donnera par la suite son nom. Il découvre ensuite la plupart des îles Samoa, qu’il appelle « îles des Navigateurs », revoit les îles Saint-Esprit de Pedro Fernández de Quirós. Il longe les Louisiades, retrouve les îles Salomon et peut enfin se ravitailler aux Moluques.

Il rentre à Saint-Malo le 16 mars 1769 et publie en 1771 sa Description d’un voyage autour du monde, où il évoque le mythe, au parfum alors sulfureux, du « paradis polynésien ». Ce journal de voyage rencontre un vif succès en Europe. Bougainville voit les apports scientifiques de son voyage éclipsés par le caractère ambigu du succès de son ouvrage. Il a néanmoins fait faire à la géographie de l’Océanie de grands progrès, trouvant des îles nouvelles, précisant la situation de beaucoup d’autres, donnant sur les mœurs des indigènes des renseignements intéressants. Ce livre suscite une réaction de Denis Diderot, qui écrit en 1772 son Supplément au voyage de Bougainville.

Source : Wikipedia

Saint breton du jour : Santez Rozenn, patronne des Amériques, née à Lima au Pérou au 16e siècle.

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