5 janvier 1759, naissance de Jacques Cathelineau

Petite biographie ici. Bien qu’il soit né il y a 253 ans, Jacques Cathelineau reste l’exemple même du royaliste, du père de famille et de l’homme que nous devons être au XXI°siècle, sûrs de nos engagements, courageux face au danger, charitables face aux ennemis et détracteurs, généreux avec notre famille. A lire et à faire passer !

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Jacques Cathelineau, fils de Jean Cathelineau, est né le 5 Janvier 1759 au Pin-en-Mauge. Sa famille, roturière, est très pieuse et son père occupe la place de sacristain de l’église du village. Jacques eut 10 frères et sœurs, dont 4 seulement vécurent. Jean naquit le 5 décembre 1756, Pierre le 27 décembre 1767, Joseph le 23 Juin 1772 et Marie le 29 Mai 1761.  Les enfants de roturiers ne pouvaient prétendre à être scolarisés, tout d’abord parce que la pension coûte cher et ensuite les petites communes des Mauges n’ont pas encore d’école. Mais Jacques, qui sert la messe régulièrement, est intelligent, bien plus que la plupart des enfants de son âge. Le prêtre de la paroisse, remarquant la vivacité de l’esprit de cet enfant, et pour remercier la générosité de son père, il proposa au jeune Jacques de l’instruire, en échange de quelques petits travaux paroissiaux. Jacques Cathelineau quitta donc le Pin-en-Mauges pour vivre à 15 kilomètres de là, dans un petit village du nom de la Chapelle du Genêt.
    Jacques va donc grandir et s’épanouir dans cette ambiance scolaire, naviguant entre la paroisse et la maison. On peut supposer que Jacques fut un moment attiré par la vocation sacerdotale car on sait que le jeune Jacques apprit le latin à cette époque par l’abbé Cantiteau.

 

A 18 ans, le 4 Février 1777, il épouse Louise Godin, de 7 ans son aînée. Ce mariage fut fécond, et Louise mettra au monde 11 enfants, dont 5 vécurent. Maçon comme son père, Jacques Cathelineau se rendit rapidement compte que son maigre salaire ne permettrait pas de nourrir autant de bouches. Il parvint cependant à acheter deux chevaux et une voiture bâchée pour changer de métier et commença à travailler comme marchand voiturier et colporteur. Ses tournées lui permirent de connaître de nombreuses bourgades de la région, et tous les habitants l’estimaient, tant pour sa gentillesse que pour sa probité.

 

 Jacques n’en délaisse pas la paroisse pour autant. Il s’investit dans la vie de l’Eglise, et y est élu en 1786 syndic de la Fabrique. La vie quotidienne est difficile pendant ces années là, où la disette laisse parfois place à la famine. Les paysans y voient un signe de colère divine, et redoublent de prières et de neuvaines.

    Début Mars 1793, la Convention vote la levée en masse de 300 000 hommes dans toute la France, sur un système de tirage au sort. Le 12 Mars 1793, les républicains procèdent au tirage au sort à St Florent le Vieil. Malheureusement, les hommes y sont fermement opposés ! Pourquoi aller se faire trouer la peau pour un régime qu’ils ne veulent pas, qui vient d’exécuter leur Roy très Chrétien ? La révolte de la ville de St Florent va vite tourner au lynchage des républicains : la guerre est devenue inéluctable… Cathelineau ne fait pas parti de ces paysans, il n’est pas assujetti à l’appel de la conscription. En effet, celle-ci ne concernait que les jeunes hommes sans enfant, tel qu’Henri de la Rochejaquelein ! Cependant, suivant cette foule qui se révolte contre la république, il décide de prendre son destin en main et prend la tête de l’insurrection des hommes du Pin-en-Mauge.

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