Contre le découragement

Petite citation à propos tiré de la Question Sociale, un discours d’Albert de Mun :

Je n’ignore pas que la tâche est lourde, et que nous entreprenons une œuvre de géants : car nous entrons en guerre contre toutes les passions humaines, et nous prétendons lutter contre des adversaires qui, pour séduire les hommes, leur offrent, au contraire, ces passions elles-mêmes comme autant de richesses dont ils peuvent disposer à leur gré. La lutte sera longue, et nul de nous ne se berce du chimérique espoir de rétablir, en un jour, un ordre social si profondément et si anciennement troublé : la forteresse révolutionnaire ne sera pas enlevée par la surprise d’un assaut impétueux, mais par le travail persévérant d’un siège prolongé. Mais qu’importe le temps pour une volonté ferme, mise au service d’un devoir évident? Le général Grant, qui fut depuis Président des États-Unis d’Amérique, étant occupé, pendant la guerre de la sécession, au siége de Wicksburg, fit un jour la rencontre d’une femme qui lui demanda combien de temps il resterait devant la ville, et il lui répondit simplement :

« J’y resterai trente ans, mais je la prendrai ! » A ceux qui voudraient ébranler notre courage en nous apprenant à désespérer de vaincre jamais la révolution, nous répondrons à notre tour : « Nous y mettrons notre vie entière, nous y userons nos forces, nous y perdrons tout notre sang, mais nous en viendrons à bout ! » (Applaudissements.)

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