13 août 1532 : L’Edit d’Union scelle le lien de la Bretagne à la France

Edit d'Union de la Bretagne à la FranceS’il est des anniversaires historiques importants pour la Bretagne, celui de la promulgation de l’Edit de Nantes le 13 Août 1532 l’est assurément : confirmation de la lettre de Vannes du 4 Août 1532, l’Edit de Nantes vient concrétiser la demande des Etats de Bretagne d' »unir et joindre par union perpétuelle iceluy pays et duché de Bretagne au royaume, le suppliant de garder et entretenir les droits, libertés et privilèges dudit pays et duché« .

Ces privilèges de la Nation bretonne seront évidemment entretenues, et les droits et libertés régionales protégées. Il suffit de relire cet Edit pour y voir la conservation de ces intérêts bretons :

– Le Droit de ne payer que les impôts consentis par les Etats

– Le Droit d’appliquer uniquement à la défense du pays le produit des octrois

– Le Droit pour les bretons de n’être jamais jugés hors de leur pays

– Aucun changement dans la législation, les institutions, les coutumes ne peut être apporté sans le consentement des Etats

Ainsi, comme le stipulera Yves Le Febvre dans son Essai sur l’Histoire Bretonne, « Les contrats de 1491 et 1499, et l’acte d’Union de 1532 assurent à la Bretagne une longue période de paix. Les règnes de Louis XII, de François I° et de Henri II furent pour le vieux duché des années particulièrement heureuses et prospères« . On pourra notamment corroborer ces propos par l’important développement portuaire de cette époque (Lorient, Brest notamment).

Comme l’écrira plus tard Job de Roincé : « Pratiquement, les privilèges financiers sont les seuls que l’on trouve à l’origine des principales querelles avec le pouvoir royal. L’administration du pays est d’ailleurs assurée par les Etats qui disposent des trois vingtièmes des ressources pour l’entretien des routes, l’aide à l’agriculture, au commerce et à l’industrie, etc… Ainsi, la plus grande partie des impôts versés par les Bretons reste en Bretagne et est utilisée sur place pour le plus grand profits des habitants. Les avantages fiscaux dont bénéficient les Bretons sont très importants. En effet, on a introduit en Bretagne ni la taille (impôt prélevé sur certains individus), ni les aides, ni la gabelle (impôt sur le sel). »

Pour corroborer ces propos, il suffit de citer Necker qui reporte, dans son livre L’administration des Finances qu’en Bretagne, on payait « 11 livres 9 deniers par habitant, contre une moyenne de 19 livres pour le reste du Royaume« .

Ainsi, il est grand temps de faire tomber les inepties historiques véhiculées sur cette période, comme l’écrivait Alain Raison du Cleuziou : »La Bretagne s’unit, sans y être absorbée, à la monarchie française, qui, en échange de son indépendance abdiquée, respecta sa liberté jusqu’au bout« .

La plupart des citations sont issues de l’excellent Bretagne Libère Toi, du Groupe d’Action Royaliste

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