Affaire Lamblin : le racisme anti-pauvres de la gauche

La délinquance en col blancDe son propre aveu, il avait péché par « angélisme », estimant qu’ayant fait baisser le chômage, la délinquance suivrait le même mouvement. On parle de Lionel Jospin, alors Premier ministre.

Ça c’est bien la gauche des chaisières qui estime que la pauvreté est un facteur criminogène : il a volé ? Normal ! C’est un pauvre… Le pauvre gars ! Pas de sa faute : c’est génétiquement social.

Bon, ensuite, que les régions les plus déshéritées de France, Lozère, Creuse ou Allier soient celles où le nombre de crimes et délits soient les plus faibles, ils s’en foutent. Là-bas, les pauvres ne volent pas. Ils se suicident. De misère sentimentale surtout : qui ira se marier avec un paysan endetté jusqu’au cou et qui ne survit que par les subventions européennes ?

Donc, à rebours de la décence commune chère au regretté George Orwell, les pauvres seraient, darwinisme social oblige, abonnés au crime et les riches à la vertu. Seulement voilà, la réalité a ses raisons que l’idéologie ignore. D’où cette histoire de blanchiment massif d’argent de la drogue : cent millions d’euros en quelques mois, à en croire Manuel Valls, ministre de l’Intérieur.

Et là, on découvre, ou l’on fait semblant de découvrir, que la délinquance en col blanc est bien mieux organisée que son homologue à capuche. Parce que, dans cette affaire, c’est la pêche au gros. Une bonne dizaine d’arrestations alors que nous mettons sous presse (comme on disait autrefois). Et rien que du lourd : avocats, publicitaires, marchand d’art ; le tout coiffé par trois frères, dont l’aîné, Mardoché Elmaleh, serait le cerveau présumé.

Et puis, la plus belle prise, Florence Lamblin, maire-adjointe du XIIIe arrondissement parisien, étiquettée EELV – Europe Écologie Les Verts. Laquelle élue devrait répondre de la possession de près de 400 000 euros en liquide dans un coffre bancaire. Évidemment, faisant « confiance à la justice de son pays » selon la formule consacrée, elle nie le blanchiment d’argent sale, évoquant seulement un héritage en liquide placé en Suisse.

Bravo ! Prends-nous pour des truffes…

Car, ce faisant, l’édile évite le pire, admettant seulement la fraude fiscale. Bien vu mais un peu court, sachant qu’il faudra bien qu’elle explique tôt ou tard quel défunt lui aura légué un tel paquet de pognon emballé sous plastique, surtout si le bienfaiteur était cantonnier… « Voyouse », c’est un métier, ma petite chérie !

Bon, effectivement, et c’est là que le bidule atomise la théorie jospinienne, c’est que Florence Lamblin n’est pas exactement une damnée de la Terre, puisque héritière d’un luxueux pied-à-terre parisien. Ah oui, au fait, Le Figaro nous rappelle ce qui se murmure dans les couloirs de l’Hôtel de Ville : « C’est une femme très discrète et, franchement, vraiment pas connue… » Sauf, désormais, des services de police, pour reprendre une autre expression, elle aussi bien connue.

Source de l’article : Boulevard Voltaire

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