Naturalisation : Les libéralités de Valls

L’an dernier, 87 000 étrangers sont devenus français (dont 66 000 par décret). Trop peu, selon Manuel Valls, qui a décidé de faciliter l’accès à la nationalité française, que la précédente majorité aurait « entravé sans débat ». Son prédécesseur, Claude Guéant, avait réduit le nombre des naturalisations après le discours de Nicolas Sarkozy à Grenoble, en juillet 2010. Manuel Valls veut en « redresser la courbe » pour retrouver les niveaux antérieurs : autour de 110 000.

Le ministre de l’Intérieur, lui-même naturalisé français à l’âge de 20 ans, vient donc d’envoyer aux préfets une circulaire révisant les critères en vigueur. Alors qu’il était exigé des étrangers qu’ils soient en CDI pour être naturalisés, un CDD ou même un emploi intérimaire pourra suffire. Les demandes des étudiants étrangers, souvent refusées pour manque de ressources, seront examinées avec bienveillance. Les jeunes de moins de 25 ans qui résident en France depuis au moins dix ans bénéficieront d’“une présomption d’assimilation”. Il suffira d’être présent sur le territoire depuis cinq ans (régulièrement) pour demander la nationalité, alors qu’il fallait attendre auparavant dix ans. Les questionnaires à choix multiples destinés à mesurer la connaissance de la culture française des étrangers sont supprimés. Néanmoins, la maîtrise de la langue française et l’“adhésion aux valeurs de la République” restent exigées.

La circulaire que Manuel Valls prépare sur la régularisation des clandestins sera-t-elle de la même eau ? Un indice : le ministre de l’Intérieur a consulté sur ce sujet la “Plateforme 12”, un collectif d’associations regroupant notamment la CGT, le Mrap et SOS Racisme – toutes favorables à une régularisation massive des sans-papiers.

Source : Valeurs Actuelles

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