Le moulin historique du Breil oublié de tous

La Bretagne est parsemée de moulins. Mais il y a moulin et moulin. Les moulins-tours, hauts, figures tutélaires de nos campagnes, n’apparaissent qu’avec l’invention des ailes Berton dans l’Anjou en 1841. Les moulins à petit pied et à grosse tête sont les plus anciens. Ils sont généralement bien restaurés et entretenus, ainsi à Notre-Dame des Landes qui rénove son moulin de Foucré du XVIe, ou au Drezeux (*) près de Guérande, voire à l’Ongle près Guenrouët (ce dernier moulin a été surélevé au XIXe).

Mais pas à Campbon. Cette commune qui a la chance de possèder une tour (dite d’Enfer, puisqu’elle est située au bas d’une pente) au pied du bourg la laisse s’enlierrer et on ne la redécouvre que grâce à la fantaisie de son propriétaire.  Cette commune a la chance de possèder une chapelle, dédiée au saint local Victor, disputé avec Bouvron, en face de la mairie, et on ne peut entrer dedans parce qu’elle s’écroule. Cette commune a enfin la chance d’avoir une autre chapelle, ruinée certes, mais dont l’un des murs est le dernier vestige d’un château du XIe et elle la laisse dans les ronces.  Et enfin elle a un beau moulin à petit pied (et à grosse tête), perdu dans les champs et qui s’écroule.

Il faut dire à la décharge de la commune que pour la chapelle saint-Victor, les élus d’alors ont couru après le prix et la façade : les travaux éxécutés à coût moindre ont été payés grand prix. Les enduits mal faits ont conduit à l’aggravation du délabrement intérieur de la chapelle, dont le sort se joue dans un feuilleton judiciaire.  La mairie vient d’ailleurs de faire appel du jugement dans l’espoir d’obtenir plus de dédommagement en appel… et pendant ce temps, la chapelle croule.

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