PME : une profitabilité dégradée

Les PME souffrent davantage de la crise que les grosses entreprises, après plusieurs années de crise, elles sont aujourd’hui fragilisées et leur difficultés financières s’accroissent.

Les PME*, essentiellement tournées vers le marché domestique, souffrent davantage du contexte économique morose que les grandes entreprises, qui peuvent bénéficier de relais extérieurs de croissance. La faible profitabilité des PME entrave leur développement, avec un déficit d’investissement et d’innovation qui les empêche de grandir et de sécuriser leur avenir. Elles restent dans une logique de survie, avec une politique d’accumulation insuffisante, une sensibilité plus forte aux chocs conjoncturels et un risque de disparition élevé. Après cinq années de crise, le tissu des PME est très fragilisé et leurs difficultés financières s’accroissent.


1 – PME : une situation structurellement fragile

Au niveau global (ensemble des sociétés non financières – SNF), le chiffre d’affaire reste sous pression.Les profits reculent. L’excédent brut d’exploitation (EBE) des SNF, que l’on peut associer aux « profits globaux » au sens de la comptabilité nationale, a diminué en 2011 (-2,2%). Cette tendance baissière devrait se poursuivre en 2012, avec un repli de -1,2% a/a pour les SNF, d’après nos prévisions. Les efforts de réduction des effectifs ne permettent pas de compenser la hausse de la pression fiscale, dans un contexte d’ajustement budgétaire, et la hausse des salaires/tête. Ainsi, le taux de marge (EBE/VA) ressort à de très faibles niveaux, à 28,1% au deuxième trimestre 2012 (le plus faible niveau depuis 1985)… Les profits réinvestis après impôts et dividendes (revenu disponible brut – RDB) continueraient à reculer en 2012, à -2,5% a/a pour les SNF (après -11,5% en 2011). Le taux d’épargne (RDB/VA) se dégraderait : il atteindrait 13% en 2012, après 13,5% en 2011.

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