Un beau portrait d’Augustin de Hargues d’Estiveau, officier vendéen

Portrait d’Augustin de Hargues d’Estiveau
Portrait d’Augustin de Hargues d’Estiveau

La maison Osenat organise le 2 décembre 2012 une vente aux enchères sur le thème de « L’empire à Fontainebleau ». Si les amateurs de souvenirs napoléoniens ont de quoi perdre la tête en feuilletant le catalogue, le collectionneur vendéen se contentera d’un seul, mais superbe tableau.

Cette huile sur toile (74 x 60 cm) a d’autant plus d’intérêt que les représentations d’Augustin de Hargues d’Estiveau sont plutôt rares. Cet officier vendéen participa au premier soulèvement du Bressuirais, en août 1792. On le retrouve en mars 1793 dans les rangs de l’Armée du Centre, principalement dans la région de La Châtaigneraie. Entraîné avec la Grande Armée dans la campagne d’outre-Loire, il se distingua dans plusieurs batailles jusqu’à celle d’Antrain, où il tomba aux mains de ses ennemis, le 22 novembre 1793. Madame de La Rochejaquelein évoque la fin tragique de ce chef vendéen dans ses Mémoires : « Voyant à sa ceinture blanche, que c’était un de nos généraux, on l’avait fait enlever au galop par douze hussards ; sur-le-champ il fut conduit à Rennes et guillotiné ; il sut mourir avec le plus grand courage, il criait encore : Vive le roi ! quand le couteau tomba sur lui. »

Ce lot (n°175), incluant en outre le livre de P. Ferdinand Charbonnel, Un chef vendéen : Augustin de Hargues d’Etiveau, adjudant général des armées catholiques et royale (1920), est estimé entre 3.000 et 3.500 €.

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