18 novembre 1799, la bataille de Chambretaud

18 Novembre 1799, la bataille de ChambretaudLa troisième guerre de Vendée ne fut que l’ombre des deux premières. Le soulèvement, pour une fois concerté dans tout l’Ouest, ne rencontra pratiquement que des échecs au sud de la Loire, comme à Chambretaud, le 18 novembre 1799.

La prise d’armes fixée au 15 octobre 1799 se heurta en Vendée aux manœuvres du général Travot, inspirées des procédés de pacification de Hoche. Privée d’assise populaire, la tentative d’insurrection enchaîna les défaites de tous côtés. L’armée du Centre, naguère commandée par Sapinaud, l’est à présent par Roch Sylvestre de Grignon (1775-1799), nommé à ce poste par le comte d’Artois en août 1799. Sa bande de quelques centaines d’hommes a échappé à la cruelle déroute des Aubiers le 4 novembre. Repliée sur La Flocellière, elle accroche dix jours après de nouvelles troupes venues de Pouzauges et de La Châtaigneraie, avant de trouver refuge à Chambretaud.

C’est là que les capitaines Mayotta et Lelong, le lieutenant Laplace, de la 70e demi-brigade, viennent la surprendre le 18 novembre (27 brumaire an VIII), depuis le chemin des Herbiers à Chambretaud (note 1). Les Vendéens ouvrent le feu les premiers. Les Bleus attendent d’être assez près pour lancer la charge, baïonnettes aux canons, déstabilisant leurs adversaires qui finissent par se débander. Les rapports républicains, repris par l’historien Chassin, font état de 80 morts, chiffre exagéré puisque les gens de Chambretaud n’en inhumèrent qu’une vingtaine, sur place. Parmi eux figure le marquis de Grignon qui, mortellement blessé, déchira ses papiers avant d’expirer (note 2).

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