Le vezou, figure emblématique de l’insurrection vendéenne

Patrick Proust et les Brigands du Bocage au château de Ramberge, à La Gaubretière
Patrick Proust et les Brigands du Bocage au château de Ramberge, à La Gaubretière

Un article de Patrick Proust, publié ici le 18 juin 2011, nous a fait découvrir la veuze et le vezou à travers les âges. Revenons sur ce personnage injustement délaissé par les historiens de la Vendée.

Présents de longue date dans tous les événements de la vie rurale en Pays de Retz et dans le Bocage, les vezous (ou veuzous) se sont naturellement retrouvés aux côtés des paysans et des artisans soulevés contre les excès de la Révolution en mars 1793. Selon J.-B. Huet de Coetlizan (1), on les rencontrait exclusivement parmi les meuniers « qui ont seuls le temps de se livrer à cette étude ». Ceux-ci auraient-ils une réputation d’oisiveté, comme le suggère la chanson « Meunier, tu dors » ? 

Oisifs peut-être, mais téméraires sûrement, car ils n’étaient pas les derniers à marcher au feu, armés de leur seul instrument. « Des cornemuses annonçaient la présence de l’ennemi – les Vendéens, selon Huet de Coetlizan qui penche pour les républicains – qui se dérobait à la vue, et soudain on était assailli par des milliers de furieux, poussant d’effroyables cris, à la manière des sauvages. »

Les vezous ne se sont pas seulement illustrés à l’époque dans ce rôle de « musique militaire » certes rustique, mais terriblement efficace. On les trouve aussi animant les fêtes, puisqu’on dansait en ces temps de guerre, et pas seulement à la cour de Charette.

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