7 Janvier 1771 : Naissance du chouan Michel Moulin

ChouannerieMichel Moulin est né le 7 janvier 1771 à Saint Jean des Bois, petite localité normande de la région de Tinchebray, où son père exerce le métier de forgeron. Dès sa jeunesse il se fait remarquer par sa force et sa bonne humeur aussi devient-il rapidement le meneur et le guide de tout les garçons du canton. Il est de toutes les fêtes, de toutes les réunions, et aussi, de toutes les bagarres. On l’appelle Michelot est ce surnom, il va l’illustrer en devenant un des chefs de la Chouannerie Normande.

En mars 1793 Michelot est convoqué à Domfront pour être mobilisé. Il s’y rend avec les autres jeunes gens de son âge. Quand il apprend que l’on veut les enrôler pour aller combattre les royalistes de la Vendée il décide de s’insurger et il invite ses camarades à le faire avec lui.

Mais ils n’ont pas d’armes et pour s’en procurer il en demande aux autorités de Domfront. Celles-ci, persuadées que les recrues acceptent de se battre dans les rangs républicains, leur donnent aussitôt des fusils et des munitions.

Mais les jeunes gens désertent et regagnent Saint Jean des Bois, où d’autres garçons viennent les rejoindre et tous commencent à chouanner.

Un des premiers exploits de Michelot est la libération de l’abbé du Laurant et de trois chouans qui sont enfermés à la prison de Tinchebray.

A la tête de ses hommes il se présente, en pleine nuit, à la porte de la prison en disant qu’il vient y conduire un prêtre qu’il vient d’arrêter. Le gardien, croyant se trouver en face de bons républicains, ouvre la porte. Michelot se précipite alors et délivre ses amis.

A partir de ce moment Michelot mène la vie dure aux républicains chez lesquels il sème la terreur. Il fait preuve d’une telle activité que les autorités pour se venger font arrêter son père qui est emprisonné à Rennes où il meurt.

En mars 1795, on signale à Michelot la présence à Montsecret d’un nommé Louvet qui traque les royalistes et dénonce les chouans. Il faut le mettre dans l’impossibilité de nuire. Michelot qui n’a pas l’intention de le tuer mais seulement de le prendre comme otage, cerne sa maison et lui donne l’ordre de se rendre. Louvet refuse et tire sur ses assaillants. Ceux ci mettent alors le feu à sa maison ce qui l’oblige à sortir mais comme il veut encore se battre, il est criblé de balles.

On se bat partout en Normandie, et Michelot qu’est devenu un officier de Louis de Frotté, est de tous les combats, mais son courage est tel qu’il s’expose parfois avec imprudence. C’est ainsi que près de Vire, alors qu’ à la tête de ses hommes il poursuit deux cents gardes nationaux, il est blessé au bras gauche.

Transporté au château de la Guyonnière près de Saint Jean des Bois, il y est soigné par sa fiancée.

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