11 Janvier 1753 : Naissance du chef chouan Jean Bézier, dit « Moustache »

Tombe du chef chouan Jean Bézier dit Moustache
Tombe du chef chouan Jean Bézier dit Moustache

Jean Bézier, dit Moustache (° 11 janvier 1753, Grenoux – 10 juillet 1815, Montigné-le-Brillant), fut un chef chouan de la Mayenne durant la Révolution française dans la région de Laval. Il portera le titre de Chef de la 4e division de l’Armée Royale de la Mayenne. Il sera aussi garde-chasse du Marquis de Montecler

A Laval, le 25 octobre 1793, Jean est présent lors de l’entrée des Chouans du Maine à Laval pour rejoindre les vendéens et lors de l’attaque de la ville par les Républicains du Général François-Joseph Westermann (nuit du 25 au 26). La troupe de Jean Chouan fut la première à courir au combat. Après un engagement très vif, la troupe républicaine vigoureusement repoussée se retira. On cite lors de cet évènement : Jean Bezier, connu dans la suite sous le nom de Moustache, qui y retourna jusqu’à trois fois pour approvisionner ses camarades en cartouches stockées dans caissons parmi les troupes Républicaines.

Le 27 octobre 1793, Jean est présent lors de la Bataille d’Entrammes entre les Républicains commandés par le Général Jean Léchelle et l’armée des Vendéens (commandée par Rochejaquelein) ainsi que les Chouans de Mayenne dit Armée de La Petite-Vendée (Commandée par le Prince de Talmont,Antoine-Philippe de La Trémoïlle).

Au Siège de Granville le 14 novembre 1793, Jean est présent lors de l’attaque de la ville et pénètre jusqu’aux remparts.

A la Bataille de Dol, le 20 novembre 1793, Jean est présent lors de la victoire des Chouans commandés par Jean Chouan et le Prince de Talmont,Antoine-Philippe de La Trémoïlle.

A la Bataille du Mans, le 13 décembre 1793, Jean est présent lors de la défaite des Chouans. Il effectue la retraite vers Laval.

Ses exploits ont servi à Victor Hugo pour son roman Quatrevingt-Treize:

« […] « Gauvain, sache qu’il faut faire la guerre à la femme quand elle se nomme Marie-Antoinette, au vieillard quand il se nomme Pie VI, pape, et à l’enfant quand il se nomme Louis Capet. – Mon maître, je ne suis pas un homme politique. – Tâche de ne pas être un homme dangereux. Pourquoi, à l’attaque du poste de Cossé, quand le rebelle Jean Treton, acculé et perdu, s’est rué seul, le sabre au poing, contre toute ta colonne, as-tu crié : Ouvrez les rangs. Laissez passer ? – Parce qu’on ne se met pas à quinze cents pour tuer un homme Pourquoi, à la Cailleterie d’Astillé, quand tu as vu que tes soldats allaient tuer le Vendéen Joseph Bézier, qui était blessé et qui se traînait, as-tu crié : Allez en avant ! J’en fais mon affaire ! et as-tu tiré ton coup de pistolet en l’air ? – Parce qu’on ne tue pas un homme à terre. – Et tu as eu tort. Tous deux sont aujourd’hui chefs de bande ; Joseph Bézier, c’est Moustache, et Jean Treton, c’est Jambe-d’Argent. En sauvant ces deux hommes, tu as donné deux ennemis à la république. – Certes, je voudrais lui faire des amis, et non lui donner des ennemis. – Pourquoi, après la victoire de Landéan, n’as-tu pas fait fusiller tes trois cents paysans prisonniers ? – Parce que, Bonchamp ayant fait grâce aux prisonniers républicains, j’ai voulu qu’il fût dit que la république faisait grâce aux prisonniers royalistes. » […] »

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