Doux. La baisse des aides de l’UE se reporte sur les aviculteurs

Doux et l'avenir des aviculteurs bretonsL’industriel réagit à la chute brutale des aides européennes sur la volaille congelée export. Il paiera moins les volailles au grand dam des aviculteurs dont la rémunération va fondre.

« Les éleveurs ne toléreront pas une baisse de 40 €/tonne de leurs contrats. Ils ne rechargeront pas leurs poulaillers et ce sera la fin de la filière poulet export », prévient Didier Goubil, responsable du pôle aviculture à la chambre régionale d’agriculture. « Ils ont pourtant tout fait pour garder l’entreprise debout, ajoute-t-il, mais ils ne peuvent pas encaisser ce nouveau coup. Il se traduira par une perte de près de 30 000 € sur 2 013 pour un élevage moyen de 2 400 m2. »

Des éleveurs dans le rouge

À la fin de l’année, certains éleveurs parmi les 200 à 250 producteurs bretons sous contrat avec Doux se retrouveront dans le rouge. La petite centaine d’aviculteurs travaillant avec Tilly-Sabco, le deuxième exportateur de volaille congelée vers le Moyen Orient, risque également de subir une baisse importante des contrats.

Toute la filière bretonne est au bord du gouffre. « Le groupe n’avait pas d’autre choix que de baisser les contrats, explique Guillaume Foucault, porte-parole de Doux. Nous subissons les conséquences d’une décision qui n’est pas de notre fait ». En divisant par deux les restitutions (les aides à l’export) avec effet immédiat, la Commission européenne complique le redressement du groupe volailler de Châteaulin.

Placé en redressement judiciaire depuis le 1er juin 2012, l’industriel doit présenter son plan de continuation devant le tribunal de commerce de Quimper, le 19 février. Les juges rendront leur décision le 28 février. « Le groupe fait face », assure Guillaume Foucault. Les éleveurs, eux, commencent à douter.

Un « tsunami » pour les aviculteurs

« La baisse des contrats est un vrai tsunami pour les éleveurs, réagit Christine Gannat, présidente de lassociation des éleveurs fournisseurs du groupe Doux en Bretagne (170 adhérents). Des jeunes ont lourdement investi pour s’installer, d’autres ont rénové leurs bâtiments, on va désormais leur demander de travailler pour rien ».

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