Les lavoirs de la Garenne, à Vannes

Si carte postale de Vannes il y a, c’est sans aucun doute celle des lavoirs, au pied des remparts. Ne vous fiez pas à leur apparence, ils datent seulement du XIXe siècle (1817-1821). Eh oui, du XIXe siècle seulement, car leurs colombages les vieillissent aux yeux des touristes ! La galerie couverte d’une toiture d’ardoises, et son étage à pans de bois dissimulent un passé n’ayant rien à voir avec le nettoyage du linge. Mais qu’y avait-il donc là avant que ces lavoirs ne soient construits ?

Il était une fois des douves et la rivière appelée La Marle. A la fin du XIVe siècle, il y eut fraction de l’enceinte. Puis, fin XVIIe, un envasement et des bancs de sable. Le lieu est devenu une prairie, où l’on développa des vergers et des jardins. Au début du XIXe siècle, le lieu abritait alors un jardin potager. Jusqu’alors, la rivière servait naturellement aux Vannetaises pour laver le linge, comme le voisin Lac au Duc. Les vergers devant la Tour du Connétable servaient alors de séchoir de plein air. Mais déjà les jeunes gens se retrouvaient dans ce lieu de rendez-vous, en bordure de ville.
Au début du XIXe siècle, un particulier a acheté le site, et y a fait construire des lavoirs. Chaque emplacement était louée aux Vannetaises qui venaient y faire bouillir leur eau, avant de laver le linge. Ce lieu revêtait alors un intérêt économique, social et ludique.
Le nombre important de souches de cheminées indique l’emplacement des buanderies.

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