Bretagne. La Fondation du patrimoine a sauvé 1 686 emplois

Pointe du RazÉglises, chapelles, pigeonniers, fours à pain, fontaines, bateaux… Entre 2000 et 2011, la Fondation du patrimoine a permis la rénovation de 514 bâtiments non protégés en Bretagne.

Quel est le point commun entre la chapelle Sainte-Suzane à Questembert, la Belle Fontaine au Palais à Belle-Île, le voilier de course 12 MJI France à Vannes, l’ancienne annexe de l’Hôtel Julia à Pont-Aven, l’église Saint-Pierre et Saint-Paul à Bazouges-la-Pérouse ou l’Hôpital Frémeur à Quimperlé ? La remise en état de tous ces éléments du patrimoine a bénéficié ou va bénéficier du soutien de la Fondation du patrimoine. Mais il n’y a pas que ces bâtiments ou ces navires connus à être concernés.

Successions en déshérence

La Fondation du patrimoine peut aussi labelliser des projets de rénovation pour des bâtiments non protégés, appartenant à des propriétaires privés, à condition qu’ils aient une valeur patrimoniale (four à pain, pigeonnier, fontaine…). Ce label donne droit à des déductions fiscales pour aider les propriétaires à mener à bien une restauration de qualité.

« Contrairement à ce qu’on peut entendre, la Fondation du patrimoine n’est pas qu’un outil de défiscalisation au service des riches, insiste Jean-Pierre Ghuysen, délégué régional pour la Bretagne. Si le propriétaire n’est pas imposable, nous pouvons l’aider financièrement à réaliser son projet. »

La Fondation s’appuie aussi sur le mécénat populaire : elle organise des souscriptions publiques – de particuliers ou d’entreprises – afin de recueillir des dons reversés au maître d’ouvrage.

La Fondation peut enfin subventionner directement des projets portés par une collectivité ou une association. Pour ce faire, elle dispose, depuis une loi de 2003, de la moitié du produit des successions en déshérence. Il s’agit des sommes non réclamées par les héritiers, qui retournent dans les caisses de l’État. À ce titre, en 2011, la Fondation du patrimoine a perçu un peu plus de 9 millions d’euros. L’an dernier, 30 des 90 projets soutenus en Bretagne ont ainsi bénéficié des sommes issues de ces successions non réclamées.

1 686 emplois créés ou maintenus

En Bretagne, pour aider à la sauvegarde et à la valorisation de ce patrimoine, la délégation régionale dispose d’un budget annuel de 1,5 million d’euros. Ce budget est alimenté par des fonds privés (cotisations, mécénat, produit des souscriptions publiques, legs…), et par les subventions des collectivités. S’y ajoutent 250 000 € en provenance des successions en déshérence.

Depuis onze ans, la Fondation du patrimoine a soutenu 514 projets de restauration en Bretagne. Ce qui a engendré des travaux pour un montant total de 51,4 millions d’euros, dont 20 millions d’aides financières.

Ces travaux ont permis de créer ou de maintenir 1 686 emplois dans les métiers du bâtiment, spécialisés dans la rénovation du bâti ancien.

Source de l’article : Ouest France Entreprises

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