La méthanisation décolle en Bretagne

Usine de méthanisationQu’on le souhaite ou non, la question du traitement de nos déchets et leur valorisation sera l’une des questions les plus brûlantes de l’actualité française dans les quelques années à venir. La méthanisation, très présente en Bretagne, est l’une des voies possibles pour le retraitement de ces déchets, et la production d’énergie électrique, participant ainsi à l’autonomie progressive de la Bretagne en électricité, même si nous en sommes aujourd’hui encore loin…
L’article qui suit revient sur le développement de ce mode de traitement des déchets et peut servir de base pour un débat de fond sur l’avenir de nos déchets, en gardant dans l’optique cet « écologisme intégral » de notre formation d’Action Française.
 
Ces unités transforment les effluents d’élevages en chaleur et en électricité. L’agriculture investit dans la production d’énergie.

La méthanisation décolle

Michel Cadot, le préfet de la Région Bretagne, a parlé du « décollage » de la méthanisation en Bretagne au dernier comité de suivi du PAAR, le Plan agricole et agroalimentaire régional, à Rennes. Une vingtaine d’unités produisant de la chaleur et de l’électricité à partir des effluents d’élevage et de déchets verts sont déjà en fonctionnement.

Neuf autres devraient bénéficier d’aides dans le cadre du plan de lutte contre les algues vertes. L’objectif est d’atteindre cinquante installations d’unités par an en allure de croisière. Il faudra lever plusieurs freins dont l’homologation des digestats (les résidus après traitement) pour pouvoir les utiliser comme engrais. Autre difficulté : le financement des méthanisateurs. À un million d’euros l’unité, la rentabilité n’est pas toujours assurée. Les agriculteurs pourraient se regrouper à deux ou à trois pour porter des projets.

358 chaudières bois

Elles ont été installées dans les fermes bretonnes en profitant de l’important gisement de bois dans les forêts et les haies. Le photovoltaïque était aussi en plein boom (près d’une centaine de mégawatts installés) jusqu’à la révision à la baisse des tarifs de reprise par EDF. En revanche, le projet de cogénération à partir des serres de légumes (production de chaleur et d’électricité) est totalement bloqué. Il butte sur les prix de reprise par EDF. Autre échec : celui des cultures énergétiques comme le miscanthus. Le prix élevé des céréales n’incite pas les agriculteurs à semer de « l’herbe à éléphant » dans leurs champs.

Diagnostics de compétitivité

Un millier ont déjà été réalisés par les chambres d’agriculture dans les fermes laitières. Dans un contexte d’augmentation des coûts de production liée à la flambée du prix des aliments, les écarts se creusent entre exploitations. Certaines ont des coûts jusqu’à 400 € les 1 000 litres de lait. Le diagnostic coûtant 350 €, de nombreux agriculteurs préfèrent en faire l’économie. Le préfet souhaite cibler davantage les éleveurs en difficulté et propose une prise en charge par l’État.

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