Tromelin. L’île du chevalier breton bientôt partagée avec Maurice ?

Île de TromelinRatifié en procédure simplifiée au Sénat, l’accord qui prévoit de partager l’administration de l’îlot français avec l’île Maurice aurait pu être validé de la même manière à l’Assemblée. Mais c’était sans compter l’indignation du député UDI Philippe Folliot. Selon Le Monde, le texte sera finalement reprogrammé, en procédure régulière cette fois.

Pour la petite histoire, l’île Tromelin porte le nom d’un navigateur morlaisien qui, en 1776, a sauvé la vie de sept esclaves, seules survivantes d’un groupe de 60 Malgaches abandonnés sur place 15 ans plus tôt…

Qu’est-ce que l’île Tromelin ?
Il s’agit d’un îlot français inhabité de seulement 1,7 km de long sur 700 mètres de large. Toutefois, d’après le député UDI Philippe Folliot, 280.000 km² de domaine maritime en dépendent. L’île Tromelin est située à 450 km à l’est de Madagascar et n’est accessible qu’en avion militaire ou en hélicoptère, car un récif de corail empêche les navires d’y accoster.

On y trouve des oiseaux (fous masqués à palmes noires ou à pieds rouges, frégates, sternes blanches…), des tortues, des bernard-l’hermite et des employés de Météo France.

Le République de Maurice en revendique la souveraineté.

Que s’est-il passé en 1761 ?
En 1761, L’Utile, un négrier français transportant des esclaves de Madagascar vers l’Île Maurice (appelée Île de France à l’époque), fait naufrage sur la langue de sable. Deux mois après, les hommes d’équipage européens parviennent à reprendre la mer sur une embarcation construite avec les restes de l’épave… mais n’ont pas la place d’embarquer les 60 Malgaches survivants. Ils promettent de revenir les chercher. Malheureusement, le gouverneur de l’île Maurice refusera de leur affréter un navire. 

15 ans plus tard, seules sept femmes ont survécu, avec un bébé. Comment ? Grâce aux oiseaux et aux oeufs de tortues. Les Européens leur ont aussi laissé un puits. Ce n’est donc qu’en 1776 que le « chevalier de Tromelin » – qui serait en fait Jacques-Marie Boudin de Tromelin (1751-1798) et non son frère Bernard-Marie (1735-1816) – vient à leur secours à bord d’une corvette, La Dauphine. L’îlot, jusqu’ici nommé « Île aux sables », est alors rebaptisé « Île Tromelin ».

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