1000 personnes contre le mariage gay accueillent Caroline Fourest à Nantes

Un comité d’accueil étoffé (70 personnes) à la gare, puis une foule déterminée de 1000 personnes au couleurs de la Manif pour Tous ont accueilli Caroline Fourest et animé les abords de la Cité des congrès de Nantes, afin, selon France de Lantivy, du collectif La Manif pour tous 44 « pour toujours clamer notre opposition au projet de loi de mariage pour tous, qui poursuit son parcours législatif, mais aussi porter haut notre ferme refus de la théorie du genre et de toutes ses déclinaisons : PMA, GPA et marchandisation de la personne humaine. » Rappelons que le porte-parole du gouvernement et ministre du Droit des Femmes Najat Vallaud-Belkacem, très engagée en faveur du mariage gay, a préféré ne pas venir à Nantes voir l’opposition que suscite le projet de loi Taubira.

La manif pour tous 44 diffuse aussi un appel au calme :  « elle déplore des foyers de montée en pression et demande à toutes les personnes de bonne volonté de garder le ton de courtoisie qui caractérise La Manif pour Tous 44 depuis le 17 novembre dernier.» La manifestation s’est faite dans une atmosphère bon enfant et la dispersion a été réalisée vers 17h30 dans le calme. Comme d’habitude, la manifestation affiche un profil très jeune – plus peut-être que dans le reste de la France encore, avec nombre d’enfants, beaucoup de 18-25 ans, des drapeaux, des étendards français et Bretons mêlés, des sifflets, de la Vie sous une pluie nantaise d’un hiver trop long pour porter haut l’opposition nantaise – et donc Bretonne – à un basculement de société radical qui s’accompagne du flicage systématique des opposants.

Foule compacte devant le Palais des Congrès. Photo Gilbert ENGELHARDT

A la suite de la manifestation, une escorte d’opposants a raccompagné Mlle Fourest à la gare. Pénétrant par petits groupes, ils se sont rassemblés à 300 personnes sur le quai 2 et ont retardé de 40 minutes le départ du TGV voie 2 que prenait la militante de la cause lesbienne. Les forces de l’ordre ont chargé dans la gare ( !) et sur le quai en faisant usage de gaz lacrymogène, mettant en péril les nombrex usagers qui empruntent les quais et les passages de cette gare sur-bondée et très ventée tous les jours de 16 h 30 à 19 heures. « On s’est fait gazer sur le quai et les voies», commente Samuel Potier, un manifestant pour lequel l’important a été tout de même réussi soit « 40 minutes de retard pour le train ». Scandant « Première, deuxième, troisième génération, nous sommes tous, des enfants d’hétéros » et chantant la Marseillaise, les manifestants ont aussi jeté quelques boules puantes dans une voiture de première classe et quand le train a pu enfin démarrer et quitter la capitale Bretonne, ils chantaient goguenards « Ce n’est qu’un au-revoir« .

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