Merci, François !

Manif pour Tous du 26 Mai 2013Après l’adoption du texte, point d’orgue de sept mois d’affrontements dont l’intensité l’a pris au dépourvu, François Hollande pensait en avoir fini avec la loi Taubira. C’était sans compter sur la détermination intacte des opposants au projet, bien décidés à ne rien lâcher. Après les grandes mobilisations de novembre et de janvier derniers, après la gigantesque réunion au mois de mars sur l’avenue de la Grande Armée, ce sont encore des centaines de milliers de personnes qui se sont mobilisées dimanche 26 mai à Paris, malgré les intimidations habituelles du pouvoir en place, relayées par tous les médias.

La mine grave, le ministre de l’Intérieur, Manuel Valls, avait vivement déconseillé de participer à la manifestation avec des enfants. Trop dangereux ! Il prédisait des incidents. Des hordes « d’extrême-droite », des ligues « factieuses » devaient déferler sur la capitale et, pourquoi pas ?, mettre à bas la République elle-même. Des milliers de policiers et de gendarmes avaient été déployés pour faire face à cette menace. Procédé bien connu : des incidents ont bien éclaté au moment de la dispersion de la manifestation mais sans qu’on sache très bien qui les avaient provoqués. Qui étaient donc ces hommes tout de noir vêtu, la tête recouverte d’une capuche, dont l’apparence contrastait furieusement avec les pantalons fushias et les mocassins vernis des participants à la Manif pour tous ? Aucun d’entre eux ne figuraient en tout cas, parmi les centaines d’interpellés gardés à vue, parfois de façon totalement abusive, dans les commissariats parisiens et jusqu’au dépôt du quai des Orfèvres…

Certes, la majorité a atteint son objectif. Le premier mariage gay a été célébré à Montpellier en grandes pompes, ce qui en dit long sur le soulagement des sectateurs dudit « mariage homosexuel ». Mais rien ne s’est passé comme prévu. Cette « réforme de civilisation », comme l’a qualifiée le garde des Sceaux, a même eu l’effet exactement inverse à celui qui était recherché.

Elle devait être une marche triomphale vers le progrès et l’égalité, et des centaines de milliers de Français se sont levés en masse pour revendiquer des valeurs qu’ils n’osaient plus affirmer : que le mariage est l’union d’un homme et d’une femme et que le premier des droits de l’homme à faire respecter est celui qui protège le plus faible, l’enfant. Elle devait achever de « ringardiser » ses opposants et ceux-ci, désinhibés, décomplexés, n’ont plus honte de ce qu’ils sont, assument leurs valeurs sans se laisser intimider, ni railler.

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