Ephéméride bretonne et royaliste du 2 Octobre

1741 : Naissance d’Augustin Barruel,  prêtre jésuite, et essayiste polémiste catholique français.

Ses travaux consistent à montrer que la Révolution française n’a pas été un mouvement de révoltes spontanées du peuple, mais un processus organisé pendant plusieurs décennies dans des loges et dans des clubs (en particulier celui desJacobins) afin de permettre à la bourgeoisie libérale de s’emparer du pouvoir. Ses recherches sur les réseaux de pouvoirs parallèles – avant et pendant la Révolution – ont été continuées au début du xxe siècle par le chartiste Augustin Cochin.

1754 : Naissance de Louis de Bonald, homme politique, philosophe et publiciste française. En 1800, il publie son Essai analytique sur les lois naturelles de l’ordre social puis en 1801, Du divorce, dans lequel il plaide pour l’indissolubilité du mariage. En 1802 paraît la Législation primitive où il défend la thèse que, grâce à l’institution de la noblesse, nos aïeux avaient les regards fixés sur un idéal qui les protégeait contre les catastrophes (selon la revue « Le Gotha français » en 1904)2. Selon lui, « La Constitution dit a toutes les familles privées : Quand vous aurez rempli votre destination dans la société domestique, qui est d’acquérir l’indépendance de la propriété par le travail, l’ordre et l’économie : quand vous aurez acquis assez pour n’avoir plus besoin des autres et pour pouvoir servir l’État à vos frais, le plus grand honneur auquel vous puissiez prétendre sera de passer dans le service de l’État ».

1892 : Décès d’Ernest Renan, écrivain, philosophe et historien français.

Renan était reconnu de son vivant, à la fois par les habitants de sa région trégorroise comme par toute la Bretagne, y compris par ses ennemis, comme un grand intellectuel breton. Il parlait le breton dans sa jeunesse et n’en perdit pas l’usage.

Quelques citations extraites de l’ouvrage de l’universitaire Jean Balcou, Renan et la Bretagne:

  • « Il est certes évident qu’un Renan breton n’est pas tout Renan. » (p. 9) ;
  • « Qu’Ernest Renan soit un des auteurs les plus importants de la culture française, nul ne le contestera. Qu’il ait, avec deux autres Bretons, Chateaubriand et Lamennais, orienté le romantisme, un historien de la littérature comme Thibaudet l’avait déjà établi en démontrant que le xixe siècle tout entier reposait sur cette assise granitique. » (p. 10) ;
  • « (…) il y a dans l’œuvre de Renan la permanence d’une musique bretonne et celtique. » ;
  • « (…) à travers le destin d’un homme exceptionnel confronté à la modernité, et qui fait cette modernité, nous touchons, par-delà l’Histoire, à ce qu’il faut bien appeler une nouvelle matière de Bretagne. » ;
  • « (…) j’étais, je suis patriote et je ne me désintéresserai jamais de la Grande patrie française ni de la Petite patrie bretonne» (p. 27) ;
  • « (…) nous autres Bretons, nous sommes tenaces… En cela, j’ai été vraiment breton. ».

Ernest-Renan

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