Les comités de surveillance révolutionnaire, indispensables organes de la Terreur

Menacée par la guerre sur tous les fronts au début de l’année 1793, la Convention vota plusieurs mesures d’exception et notamment, le 21 mars, l’établissement de comités de surveillance révolutionnaire dans chaque commune ou section, afin d’identifier les étrangers et les suspects.

Chacun de ces comités chargés de pouvoir de police politique était composé de douze citoyens, d’irréprochables sans-culottes recrutés parmi les sociétés populaires, elles-mêmes affiliées au club des Jacobins.

Leur mission première – la surveillance des étrangers, éminemment suspects dans le système républicain, et la délivrance des certificats de civisme aux bons patriotes – fut étendue par un décret du 17 septembre 1793 à l’arrestation de tous « les ennemis de la liberté », c’est-à-dire les nobles et leurs parents, et tous ceux qui pouvaient se montrer suspects par leur conduite, leurs propos ou leurs relations. La définition restait suffisamment large pour concerner une grande partie de la population du pays.

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Intérieur d'un comité révolutionnaire sous la Terreur, 1793-1794 (P.-G. Berthault, Tableaux historiques de la Révolution française)
Intérieur d’un comité révolutionnaire sous la Terreur, 1793-1794 (P.-G. Berthault, Tableaux historiques de la Révolution française)

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