Non à l’utilisation de la condition salariale comme variable d’ajustement !

S’il n’est évidemment « de richesses que d’hommes », pour citer Jean Bodin, le contexte économique particulièrement tendu appelle tout de même à la mesure politique et à protéger, autant que faire se peut, les conditions salariales les plus élémentaires, comme le Salaire Minimum. Hélas, trois fois hélas, cette évidence sociale se trouve régulièrement niée par les néo-libéraux qui, à la suite de l’économiste Milton Friedman, pense que le SMIC est « une forme de discrimination contre les travailleurs sans qualification ». Pour eux, la misère trouve sa justification dans la lutte contre la discrimination : belle mentalité…

Récemment, le journal The Economist s’est donc attardé sur cette diminution du SMIC qui aurait, selon certains économistes, l’immense avantage de soulager l’économie nationale, lui redonnant compétitivité et attractivité. Vaste chimère à l’évidence, mais qui semble même trouver écho chez certains « socialistes » patentés, comme l’ancien commissaire européen Pascal Lamy pour qui « à ce niveau de chômage, aller davantage vers de la flexibilité et vers des boulots qui ne sont pas forcément payés au Smic ». Nulle remise en cause de l’aberrante fiscalité socialiste ou du libre-échange européen : pour l’ex-directeur de l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC), le salut passera par l’abandon, économique, des classes les plus pauvres.

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