Quelques notes actuelles autour des « Réflexions sur le métier de Roi » de Louis XIV (1/3)

A l’heure où ses Mémoires étaient écrites, au début du XVIII°Siècle, le Roi Soleil avait élevé la France à son plus haut niveau international et était reconnu, malgré ses défauts, comme l’un des plus grands chefs d’Etat de son temps. S’il faut se garder d’idéaliser l’époque, le « Grand Siècle » avait également vu la France devenir la première référence culturelle internationale : les artistes célèbres comme Molière, Racine, Boileau, Lully, Le Brun ou encore Le Nôtre avait pu bénéficier de l’aide royale pour donner à leur talent toute l’ampleur nécessaire. C’est aussi ça, être à la tête de l’Etat.

Voici quelques lignes tirées de ces fameuses Mémoires du Roi Louis XIV, Réflexions autour du Métier de Roi :

« Rien n’est si dangereux que la faiblesse, de quelque nature qu’elle soit. Pour commander aux autres, il faut s’élever au-dessus d’eux ; et après avoir entendu ce qui vient de tous les endroits, on se doit déterminer par le jugement qu’on doit faire sans préoccupation et pensant toujours à ne rien ordonner ni exécuter qui soit indigne de soi, du caractère qu’on porte, ni de la grandeur de l’État. »

De ces premières phrases, l’opposition avec l’actuelle gouvernance républicaine paraît plus que frappante. Hollande le mou, Hollande l’indécis, Hollande le couard : à la première magistrature de l’Etat brille la fragilité tant décriée par le Roi Louis XIV. Et, de fait, sa crédibilité nationale – sans parler de l’internationale – parle d’elle-même : jamais la défiance populaire envers un Président n’a été aussi élevée, et surtout en aussi peu de temps.

« Pour commander aux autres, […] on se doit déterminer par le jugement qu’on doit faire sans préoccupation et pensant toujours à ne rien ordonner ni exécuter qui soit indigne de soi, du caractère qu’on porte, ni de la grandeur de l’État. ». En clair, toute décision et réforme doit être entreprise en gardant non seulement l’axiome moral, mais surtout la grandeur de l’Etat, donc pour être encore plus explicite, préserver sa souveraineté et sa place à l’internationale. Or depuis près de 25 ans, les différents Présidents républicains n’ont eu de cesse de vendre cette souveraineté à la chimère Union Européenne, réduisant la Patrie de Molière au rang de sous-fifre de bureaucrates bruxellois.

Mais pour jouer le rôle d’arbitre (« il faut s’élever au dessus d’eux« ), comme le serait théoriquement le chef de l’Etat, il faut de l’impartialité, du courage politique et une absence totale d’appétence démagogique : tant de réformes nécessaires s’avèrent actuellement rejetées, non sur leurs pertinences, mais sur les conséquences sur les sondages, sur les prochaines réélections, par simple esprit partisan (les conflits de cour de récréation au Palais Bourbon en sont de parfaits exemples). Et reflètent l’impérieuse nécessité royale…

Suite à venir la semaine prochaine…

Face à la crise, un espoir : le Roi !Face à la crise, un espoir : le Roi !

Une réflexion sur “Quelques notes actuelles autour des « Réflexions sur le métier de Roi » de Louis XIV (1/3)

  • 1 septembre 2014 à 4 h 09 min
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    Il s’agit du Roi Louis XIV et non XVI!

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