Vol des reliques de saint Géréon à Saint-Géréon

Le ou les voleurs ont pris les ossements de saint Géréon. Le méfait a été découvert lors de sa fête, le 10 octobre. Le ou les voleurs ont pris les ossements de saint Géréon. Le méfait a été découvert lors de sa fête, le 10 octobre. |

Le méfait a été constaté lors de la fête du saint, le 10 octobre. Plainte a été déposée pour le vol, mais il y a peu de chance de retrouver les ossements du saint.

Deux fragments d’os de mâchoire, qui étaient dans le reliquaire sous l’autel, ont été volés.

Le 10 octobre, les paroissiens fêtent le saint de la commune. C’est ce jour-là que la disparition des reliques de saint Géréon a été découverte. Il s’agit de deux fragments d’os de mâchoire, conservés dans un reliquaire, placé sous le maître-autel. Une vitre latérale a été brisée pour commettre le méfait. La date du vol est impossible à situer, il peut remonter à plusieurs mois. Une plainte a été déposée à la gendarmerie d’Ancenis.

Seules les reliques du corps du saint ont été dérobées. Le reliquaire a été remis en place. « Les reliques nont guère de valeur marchande, les motifs du vol resteront donc sans doute toujours obscurs », déplore le père Laganier, qui exprime « la peine que provoque un tel geste ».

Culte de saint Géréon unique en France

Saint Géréon a vécu vers 286, lorsque la légion thébaine (de Thèbe en Égypte) comprenait 6 000 hommes, tous soldats chrétiens, dont l’un des centurions s’appelait Géréon. Son chef, Maximien, officier de l’empereur Dioclétien, a obligé l’armée à prendre part à un culte, en hommage aux dieux de l’Empire. Devant leur refus, des chrétiens ont été égorgés à Cologne, où Géréon s’est fait le porte-parole de ses 318 compagnons d’armes. C’est dans cette ville qu’il a été martyrisé.

Un don du diocèse de Cologne en Allemagne

Les reliques de saint Géréon avaient été données en 1852 par le diocèse de Cologne, qui vénère aussi ce saint. « Il est donc aussi porté atteinte à un symbole ancien de relations franco-allemandes, à une époque où il nétait guère question de parler damitié franco-allemande. De telles relations interéglises ont plus ou moins toujours existées, ça et là, par-delà les différences nationales », commente le père Laganier.

« Lorsque lÉglise vénère les reliques dun martyr – comme saint Géréon – elle met à lhonneur un témoin de la foi en Jésus-Christ, qui a été jusquà perdre sa vie pour cela. Porter atteinte à ses restes, cest porter atteinte, en quelque sorte, une deuxième fois au témoignage quil a donné, à la liberté de conscience et de religion. Les reliques sont des restes humains, et, à ce titre, ils devraient bénéficier du même respect accordé à tout défunt. »

Il subsiste dans l’église des reliques des compagnons de saint Géréon, dont le témoignage n’est pas moindre que le sien, bien que l’histoire n’ait pas retenu leurs noms. Ils pourront donc toujours être honorés en ce lieu

Source : http://www.ouest-france.fr/vol-des-reliques-de-saint-gereon-saint-gereon-2959717

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