Communiqué INHL

Suite à de nombreux courriers de nos amis professeurs de l’Institut nous tenons à dénoncer la réforme du collège voulue par le ministre de l’Éducation nationale, Najat Vallaud-Belkacem.

Nos inquiétudes portent sur deux points importants :

L’enseignement du latin et du Grec qui aujourd’hui, le latin est une OPTION dans les classes de 5ème (2 heures par semaine), de 4ème et 3ème (3 heures), et le grec pour la classe de 3ème (3h également). Le texte de loi prévoit de remplacer cette « OPTION facultative » par un « Enseignement pratique interdisciplinaire (EPI) » dont le thème porte sur les langues et cultures de l’Antiquité.

Pour rappel la réforme va créer des enseignements pratiques interdisciplinaires ayant pour but de travailler en petits groupes, par projet, pour « permettre aux élèves de comprendre le sens de l’apprentissage en le contextualisant ». Prévus de la 5ème à la 3ème, ces enseignements seront directement dirigés par les professeurs des collèges, qui concevraient le contenu en fonction de leurs élèves. Cette mise en pratique, pour « sortir de l’abstraction », gravitera autour de huit grands thèmes actuels : information, citoyenneté, culture, développement durable etc. Nos amis soulignent la problématique de vouloir enseigner plusieurs langues dans un même COURS et nombres d’entre eux se demandent dans quelle mesure des apprentissages grammaticaux ne sont pas dans l’esprit du ministre hors contexte.

La deuxième inquiétudes port sur enseignement de l’Histoire, en effet les professeur seront, avec la réforme, obligés d’enseigner les débuts de l’ère musulmane, les traites négrières, la colonisation et la décolonisation mais pas le christianisme au Moyen-Âge, ni même la pensée des Lumières qui eux seront optionnels.

Pour Jean-Paul Brighelli, professeur de lettres et auteur du pamphlet La Fabrique du crétin, cette sélectivité « sert des intérêts partisans ». De son côté, l’historien Dimitri Casali va plus loin en estimant que l’on veut « gommer les racines chrétiennes de la France » . Même son de cloche de la part d’Hubert Tison, secrétaire général de l’association des professeurs d’Histoire-Géographie : « Nous sommes contre le fait de mettre en OPTION la société chrétienne au Moyen-Âge alors que l’islam est vu dans toute sa splendeur, ses ombres et ses lumières. »
Indiquons que nombre de mails rappellent également que la réforme précédente avait mis à mal l’enseignement de l’histoire en choisissant l’enseignement thématique au détriment d’une méthode linéaire. Beaucoup insistent qu’il faut revenir un anciennement chronologique de l’histoire afin de sortir d’une vision idéologique de l’histoire que semble vouloir entretenir les gouvernements qui se succèdent.

Le président de l’Institut Nantais Historique et Littéraire

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