De la mauvaise foi républicaine, par HC

Cet article est tiré du dernier numéro de Prospectives Royalistes de l’Ouest, téléchargeable gratuitement ici :

Suite à la diffusion de l’émission l’Ombre d’un Doute de Franck Ferrand sur France 3 le 7 Mars 2012, les blogs et sites républicains dénoncent une propagande contre-révolutionnaire, comme une sorte de grand complot royaliste pour faire tomber la République en montrant méchamment du doigt son caractère totalitaire. La blague. A-t-on déjà vu une quelconque propagande contre-révolutionnaire sur une chaîne publique ? Ce serait d’un mauvais goût certain. Royalistes ou non, les Vendéens ont le droit de savoir et de comprendre la raison pour laquelle on les a un à un massacrés au cours des années 1793-1794. Et pourtant, Dieu sait à quel point le combat pour cette reconnaissance dérange, preuve en est la censure de France Culture. Mais pourquoi cela dérange-t-il, ne serait-ce que de mettre le débat un peu au goût du jour, à l’époque où l’on se bat contre un début de mémoricide au sujet du génocide arménien ? Cette reconnaissance-là, pourtant, personne, mis à part les génocidaires, ne la dénigre ! Est-ce donc pour cela que toute la République se dresse à l’encontre d’un potentiel débat sur l’appellation de « Génocide » ? Peu importent les avis des uns ou des autres, l’émission du 7 Mars se voulait surtout porteuse d’un débat et avait invité Reynald Secher, le premier à avoir recollé un à un tous les morceaux du puzzle.

            Quelques articles pétris de mauvaise foi dénoncent une méthode anti-historique, autant dans les recherches de Reynald Secher que dans la manière de diriger l’émission. À cela, nous répondrons que M. Secher n’a rien d’un Historien en carton. N’oublions pas qu’il est Docteur ès Sciences historiques et politiques et Docteur ès Lettres et Sciences Humaines et qu’il ne l’aurait sûrement pas été si, comme certains universitaires semblent vouloir le supputer, il travaillait moins sérieusement que d’autres et avec moins de méthode. Peut-être qu’user d’une méthode anti-historique signifie, par extension, travailler sans la précieuse aide révolutionnaire de Jules Michelet, ainsi l’on comprendrait mieux la critique. L’émission n’aurait donc été propagandiste que dans la mesure où elle n’était pas orientée en faveur de la Révolution française.

            Excusez-nous, Messieurs les Jacobins. Nous n’avons jamais voulu critiquer le fait qu’il fallait une réforme à la Monarchie de Louis XIV. Mais il aurait été plus pacifique de laisser faire notre bon Roi Louis XVI qui pourtant était sur la bonne voie, mais à qui les quelques bourgeois et aristocrates de la Cour qui siégeaient, élus par le peuple, au Parlement, mettaient des bâtons dans les roues ; ces mêmes Parlementaires qui décidèrent de sceller le serment du Jeu de Paume et de déclencher la Révolution française, présentant à leur avantage les réformes qu’ils s’étaient acharnés à refuser à Louis XVI.

            Nous en avons simplement assez de voir des écoles porter le nom ensanglanté de Robespierre, des plaques à la Gloire de Carnot, etc. Nous en avons assez de voir qu’en Vendée-même, Dieu seul sait pourquoi, l’on célèbre les bourreaux et l’on oublie les victimes. Nous en avons assez de voir que l’on ment à nos enfants, à nos petits frères et nos petites sœurs, en leur faisant croire que les Bleus ont toujours été des gentils et que s’ils ont massacrés les Vendéens, c’était parce qu’ils l’avaient bien mérité. Que leur apprend-on, dans vos méthodes historiques objectives ? L’idée de révolte, l’idée de vengeance, l’idée de haine, l’idée de meurtre : voilà le mélange sacro-saint qu’il vous faut, mes chers enfants, pour vivre dans un pays libre et si vous voyez qu’il ne l’est pas, révoltez-vous, vengez-vous, ressentez la colère et la haine d’autrui, et assassinez ceux qui vous oppressent. Quelles belles valeurs, objectives et naturelles ! C’est cette légère envie qui flambe tout au fond de nos cœurs qui rend plus forte encore le système, car le système est basé là-dessus. Aussi, quiconque dévoile ce subterfuge est un ennemi public, un ennemi contre lequel il faut s’unir au nom de la Sainte République française, qu’il faut combattre par amour de l’objectivité historique républicaine. Alors, pour cela, on inverse les rôles, on fait de la propagande l’information objective et de l’information objective la propagande, on fait des bourreaux les victimes et des victimes les bourreaux. Et l’on fait des Historiens-chercheurs des Historiens en carton, parce qu’un bon Historien se doit d’écrire une Histoire révolutionnaire et républicaine.

2 réflexions sur “De la mauvaise foi républicaine, par HC

  • 29 avril 2012 à 18 h 46 min
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    Merci,Augustin pour ce memorendum qui devrait faire réflechir ces personnes si bien intentionnées qui conseillent à nos enfants d’ignorer l’histoire ,leurs origines et surtout les valeurs que celle ci et par le biais de nos grands Souverains leur donnaient par amour.

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    • 3 juin 2012 à 16 h 38 min
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      De rien Pascal, c’est un plaisir ! 😉

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