Vendée : la fermeture annoncée de l’usine Plysorol de Fontenay-le-Comte

Le groupe Bitar, propriétaire du fabricant de contreplaqué Plysorol, a annoncé lors d’un CCE la fermeture de deux sites : celui de Fontenay-le-Comte (Vendée) et celui de Lisieux (Calvados).

L’entreprise a en effet été placée en redressement judiciaire le 7 juin 2012, un an et demi après sa reprise par le groupe libanais du bois Bitar.
Les juges ont prononcé un redressement judiciaire, avec une période d’observation de deux mois, pour cette société en difficulté, dont les 600.000 hectares de forêt riche en okoumé -composant clé du contreplaqué-, au Gabon, sont très convoités.
L’ex-leader européen du contreplaqué emploie 95 personnes à Epernay (Marne), 112 à Fontenay-le-Comte (Vendée) et 70 à Lisieux (Calvados).

Plysorol avait été repris par Bitar en octobre 2010, moyennant la perte de 151 emplois en France. En mars 2009, la société avait été rachetée par le Chinois Guohua Zhang, qui avait déposé le bilan un an plus tard.

La direction « mesure totalement l’impact des conséquences sociales de ce plan et le regrette profondément », conclut-elle.

Concernée par ce plan chez Plysorol (le site de Lisieux devrait aussi fermer), la Région bas-normande n’a pas tardé à réagir, par le biais d’un communiqué.

Laurent Beauvais, Président de la Région et Laurent Sodini, Vice-président en charge de l’économie, ont exprimé « leur inquiétude quant à l’avenir du site de l’entreprise Plysorol à Lisieux et leur fermeté vis-à-vis des actuels propriétaires de l’entreprise afin d’éclaircir la situation des salariés bas-normands« .

Et le communiqué de la Région de rappeler que l’entreprise avait été aidée par la collectivité :
« Face aux nombreuses difficultés rencontrées par Plysorol depuis 2009, la Région Basse-Normandie s’est investie à hauteur de 500 000 euros dans le cadre de sa politique de soutien à l’activité économique et pour répondre aux besoins que le Groupe Bitar avait exprimés lors de sa reprise de l’entreprise. Aussi, elle se montrera vigilante au sort réservé aux salariés Lexoviens, qui s’étaient mobilisés pour assurer la pérennité de l’entreprise, et à l’utilisation des fonds publics que la Région a su mobiliser pour assurer leur avenir professionnel. Si les dirigeants confirment leur plan, la Région demandera le remboursement des 500 000 euros mobilisés pour le développement du site de Lisieux. »

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