Jean Chouan héros de légende de la révolution

Jean ChouanCe personnage est la figure historique locale la plus importante. Il a laissé à la postérité le mot chouannerie, mouvement insurrectionnel et royaliste durant la Révolution.

« On appelait ces recrues la Petite Vendée. On les reconnaissait à leurs habillements noirs, ou en peau de chèvre, le poil en dehors. Ils portaient les cheveux très longs sur les épaules. » C’est ce qu’écrit, à propos des Chouans, la marquise de La Rochejacquelin, femme d’un des principaux chefs vendéens pendant la Révolution française.

En 1792, la chouannerie se met en place dans une France tourmentée. Les pouvoirs du roi, jadis monarque absolu, faiblissent lourdement. La monarchie est devenue constitutionnelle. Louis XVI sera même guillotiné, l’année suivante. Les Chouans prônent le retour de la monarchie. Ils ne supportent pas non plus la mise à mal des prêtres depuis l’adoption de la Constitution civile du clergé.

En Mayenne, la contestation existe. L’un de leurs chefs est Antoine-Philippe de la Trémoille, seigneur de Laval. Pourtant, une figure retient toujours l’attention. Celle de Jean Chouan, né Jean Cottereau, en 1757, dans la forêt de Concise. Malgré tout, son rôle reste modeste dans l’insurrection.

Il est couvreur de métier, mais devient surtout faux-saunier. Avec ses frères, il met en place des trafics de contrebande de sel, moins cher en Bretagne qu’ailleurs. Le surnom de chouan vient de ces trafics. Pour s’avertir et se reconnaître, les contrebandiers utilisaient le cri du chat-huant. D’où ce nom.

Il est aussi surnommé, le gars mentoux. Le gars menteur, en patois mayennais. Dans les années 1780, il est déjà allé en prison. Notamment pour des faits de violence. Il a 32 ans, en 1789, lorsque la Révolution éclate. Difficile de retracer avec précision sa vie. D’où les nombreuses légendes et les on-dit autour de son personnage.

En 1792, l’armée recrute et Cottereau fait partie des opposants au nouveau curé qui a prêté serment à la République. Deux raisons qui le poussent à entrer en résistance. En août 1792, des heurts éclatent à Saint-Ouen-des-Toits. Parmi les émeutiers, Jean Chouan est celui qui crie et qui frappe le plus fort. Il devient ainsi le chef local de la contestation. Il constitue une bande, et vit caché. Le mois suivant, il tend une embuscade à des gardes nationaux, à La Baconnière et à Andouillé. Puis il part en Bretagne, noue des contacts avec d’autres chefs, et avec les émigrés. C’est-à-dire les royalistes exilés à l’étranger.

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