Guerres de Vendée : Walesa présent à l’Historial

Guerres de Vendée : Walesa présent à l'HistorialLa commémoration du 220e anniversaire de l’insurrection s’étalera sur plusieurs mois. L’ancien leader de Solidarnosc présidera la cérémonie inaugurale, le 18 avril, aux Lucs-sur-Boulogne.
Le pardon : fil rouge de ces commémorations

« Pas question de gratter les plaies du passé ou d’entretenir des divisions qui n’ont plus lieu d’être » Pour Bruno Retailleau, président du conseil général, la commémoration du 220e anniversaire du soulèvement vendéen sera placée sous le signe du pardon

« Les Vendéens ont pardonné à plusieurs reprises à leurs adversaires, explique-t-il. Cette attitude des hommes de ce temps a marqué durablement la manière dont la Vendée s’est reconstruite et la façon dont, aujourd’hui encore, elle se comporte face aux événements. Les Vendéens ont refusé de céder à l’engrenage de la vengeance et de la haine C’est ce message universel que nous voulons transmettre pendant toute cette année commémorative : rien de grand ne se construit dans la rancoeur. »

Lech Walesa : un symbole

Lech Walesa est une icône. « Une figure universelle du refus de la violence », affirme Bruno Retailleau. Surgi de nulle part, cet électricien des chantiers navals de Gdansk, aux modestes racines paysannes, a mis à genoux le système soviétique. Son combat pour la liberté lui a même valu une peine de onze mois de prison. « Il symbolise une résistance populaire à l’oppression d’État qui fut aussi celle des paysans vendéens, explique le président du conseil général. Il y a un parallèle évident entre le dévoiement de l’égalité sous le régime soviétique et le dévoiement de la liberté sous la Terreur révolutionnaire. »

Pour le président du conseil général, il était évident d’inviter « le dernier géant du XXe siècle » pour présider cette commémoration.

À l’Historial, une journée consacrée à la mémoire

Outre les discours, deux moments importants ponctueront cette première journée. Tout d’abord, la plantation d’un jardin du Pardon. Là aussi, la symbolique est forte : faire planter par 350 collégiens quelque 4 000 arbres, « symboles de vie », qui représentent les 4 000 prisonniers républicains libérés par les Vendéens lors de la bataille de Fontenay-le-Comte.

Ensuite, le dévoilement par Lech Walesa d’une stèle « en hommage à tous ceux qui, en refusant l’engrenage de la haine, ont sauvé l’avenir ».

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