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 » Je coupe et j’en rejoue  » ou la belotte républicaine

Le très sérieux The Economist a publié en janvier un article qui se penche sur les propriétés des Etats dits développés. On y trouve des détails passionnants, la nature de ces biens, leur valeur, des comparaisons avec le produit intérieur brut (PIB), l’endettement public etc.

On attendait la France dans la moyenne mais, ô surprise, nous faisons mieux que les autres. Comprenez, nous sommes, enfin l’Etat français est, plus riche. La valeur des biens qu’il possède égale le PIB, 102% exactement, mieux que l’Allemagne (48%), l’Amérique (62%) et nos amis anglais (53%).

Las ! Nous sommes aussi en tête des pays endettés. De combien? D’un montant égal au même PIB ! Le bilan est équilibré ! La valeur des propriétés est égale aux dettes. Les autres pays ont autant de dettes (parfois plus) et moins de biens. Le Français et son bas de laine !

La tentation est forte de suggérer de compenser l’un par l’autre, de vendre en tout cas une partie des biens pour rembourser les dettes. D’ailleurs, The Economist le prédit à l’ensemble des pays qu’il examine.

Curieusement tout se passe comme si les biens appartenaient à l’Etat et la dette aux citoyens. Maint article de presse a brandi le montant de dette que nous allons léguer à nos enfants. Celui de The Economist est le premier qui donne un peu d’espoir à ces chers petits.

On se rappelle surement (j’ironise) l’épisode où le Roi Louis XIV qui aimait trop la guerre, il l’a regretté, a fait fondre sa vaisselle pour aider à renflouer les finances de l’Etat. La République est moins bonne fille ; elle laisse le FMI, dirigé par une française qui ignore sans doute ces chiffres, suggérer calmement un impôt exceptionnel sur le patrimoine pour effacer la dette.

Quand on veut on peut. Et l’exemple devrait venir d’en haut.

Est-il nécessaire d’entretenir  des hôtels particuliers au centre de Paris pour abriter des dirigeants qui voyagent beaucoup ? Roissy serait plus pratique ! Et le régiment de cavalerie lourde qui sert à leur protection, mieux employé à patrouiller dans les quartiers sensibles ou à briguer des médailles en concours hippique.

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